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28/02/2017

Vatican : déclaration internationale sur le droit à l'eau

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Face à la mort de milliers d'enfants tués par les eaux polluées, face à la dégradation de l'environnement par le système économique, un manifeste signé du pape François à l'issue de la rencontre de l'Académie pontificale des sciences (25-26/02) :


 

 

Document final du séminaire qui s’est déroulé au Vatican, cette déclaration sur le droit humain à l’eau part de la constatation que beaucoup des systèmes économiques et de production actuels, ainsi que des styles de vie et de consommation, dégradent l’environnement.

Le premier signataire a été le pape François, pendant la session finale des travaux au siège de l’Académie pontificale des sciences.

« Nous avons besoin, lit-on dans le document, d’une éducation qui contribue à un changement culturel autour de la reconnaissance de l’autre et de la défense de l’eau et des écosystèmes ». Ceci exige une nouvelle mentalité, grâce à laquelle la science et la technologie pourront donner des contributions fondamentales pour la préservation de l’eau et de son usage universel.

Pour protéger les biens communs, poursuit le document, « il est nécessaire de compter sur des instruments juridiques plus efficaces ». C’est pourquoi « la perspective des droits humains peut faire la différence : éviter que la fourniture d’eau et d’hygiène ne tombe à la discrétion de groupes de pouvoir au lieu de constituer une obligation juridiquement contraignante »

Pour atteindre l’objectif, il faut des gouvernements « ayant la volonté et la force politiques et capables de générer les changements nécessaires en suivant l’impératif moral des Objectifs de développement durable approuvés après le discours du pape François à la communauté internationale ».

Ceci requiert un engagement collectif pour la construction de politiques publiques mondiales, nationales et locales incluant « des mécanismes de participation réels et effectifs pour le plein exercice de la citoyenneté et la protection des biens communs ». Le document souligne combien il est aujourd’hui urgent d’obtenir « des consensus sur des modèles de gouvernement qui permettent la formation d’une authentique culture de l’eau ». En même temps, il est recommandé aux gouvernements de garantir « la sécurité et la vie de tous ceux qui travaillent pour le droit à l’eau et la préservation de la nature ».

Ensuite, la reconnaissance des droits doit être complétée par « des responsabilités en action de la part de tous ». Ceci implique des changements « dans les styles de vie, de production et de consommation, ainsi que le développement d’énergies renouvelables et propres ». En particulier, il faut garantir « l’approvisionnement en eau sûre en quantité nécessaire » ainsi que « le recueil des eaux usées et leur traitement approprié à l’environnement » pour contribuer à la protection de notre maison commune et à la dignité des personnes, en favorisant en même temps la formation de « citoyennetés responsables envers les générations présentes et futures ».

Le document souligne aussi que les scientifiques, les entrepreneurs et les politiques doivent prendre conscience de ce que le changement climatique exige des mesures concrètes et urgentes. L’attention est ensuite attirée sur le fait que, dans l’encyclique Laudato si’, le pape François propose « la construction d’une écologie intégrale dans le soin de notre maison commune », invitant à une « mobilisation collective et conjointe » pour la défense de l’accès universel à une eau sûre, à laquelle doivent participer les gouvernements, les institutions, le secteur privé, les travailleurs et les sociétés du monde entier. D’où l’invitation à un « engagement collaboratif » et à une « action collective » qui témoignent de l’urgence du changement d’une « rationalité instrumentale à une véritable solidarité intergénérationnelle ».

Le document lance un appel « à mettre en œuvre une écologie intégrale qui comprenne la dimension environnementale, économique, sociale et culturelle » et qui contribue à la construction « d’une culture de la rencontre autour de l’eau et de l’hygiène en tant que droits universels ». En ce sens, il est affirmé que la science, la culture, la politique et la technologie peuvent contribuer « à la réalisation d’une société plus juste, solidaire et équitable engagée dans le soin de notre maison commune ».

C’est pourquoi, bien que le défi soit immense, le texte invite à s’appuyer sur la solidarité et sur la sensibilité collective, « fruit du dialogue de philosophies, savoirs, spiritualités et épistémologies ». En effet, on reconnaît qu’il existe aujourd’hui des expériences multiples et valides ainsi que des initiatives orientées vers la protection de la création. Tout ceci a rendu possible une meilleure compréhension du problème de l’eau qui n’est pas « d’abord un problème de manque, mais de gestion inadéquate de la ressource ».

D’autre part, il est connu que l’usage de combustibles fossiles dans la génération d’énergie « contribue au changement climatique ». Les signataires comptent sur l’important patrimoine scientifique acquis jusqu’à ce jour pour produire des énergies propres « pouvant aider à atténuer le réchauffement mondial ».

En ce sens, les efforts s’orienteront vers la recherche d’ « un autre modèle de développement centré sur le soin de notre maison commune et sur la solidarité, l’équité et la justice dans l’usage et dans la gestion de l’eau ».

 

Source : Zenit.

 

 

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Commentaires

PAS CETTE ANNÉE

> La France ne sera pas fille aînée de l'Église cette année :
http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/comment-les-deputes-ont-perdu-la-bataille-du-droit-leau
______

Écrit par : Albert Christophe / | 28/02/2017

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