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28/04/2016

Convergences... Ecologie : le manifeste de 'Nuit debout'

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Nombreuses convergences avec Laudato Si'  et Santa-Cruz... 

...mais il manque quelque chose :


 

 

Manifeste :  debout pour une démocratie écologique !

Pour Rémi Fraisse

 

<<  Ce Manifeste est proposé par la commission écologie-climat / Nuit debout. Il ouvre des possibles et pose des principes. Il est évolutif et participatif. Il sera suivi par des propositions de solutions.

Crises du climat, de la biodiversité, des ressources, pollutions et perturbations des cycles naturels : la crise écologique est globale. L'humanité est aujourd'hui placée devant un choix qui détermine son avenir. Tout est lié. Les politiques actuelles conduisent à la destruction de l'être humain et de la planète.

Mais si nous renversons la perspective, la convergence des luttes sociales et écologiques trouveront des solutions à travers l'écologie. Les objectifs sont les mêmes : lutter contre la violence des inégalités et des injustices, qui frappent d'abord les plus pauvres. L'écologie est une voie pour reconstruire une société non seulement vivable, mais plus juste.

Les capitalistes ont bien compris l'enjeu, car oui, c'est leur business que nous menaçons ! Celui des énergies les plus néfastes, celui du commerce international le plus brutal.

La modernité, ce n'est pas la croissance infinie, même repeinte en vert, c'est une transition écologique sérieuse, qui rompe avec le capitalisme du désastre et de la démesure.

Nous devons apprendre à vivre dans les limites des ressources de la planète. Les irresponsables, ce sont ceux qui précipitent l'humanité sur des chemins désastreux ; pas nous.

Ce qui émane de Nuit debout, c'est l'idée qu'en venant à la rencontre des autres, en partageant, en agrégeant connaissances et ressentis, chacun de nous vient s'éveiller à la société qui l'entoure et se réapproprier la politique.

Nous croyons que la formidable mise en commun des énergies que nous vivons ici peut infuser en chacun de nous. L'écologie n'est pas seulement environnementale et sociale, c'est aussi une écologie sensible, de l'attention, une écologie libératrice ! Ainsi, la culture, l'art, la poésie seront essentiels pour dépasser les discours factuels.

Face à un monde fini, nous faisons le pari que les ressources de l'être humain, celles de l'intelligence et celles du coeur, elles, sont infinies.

Notre écologie est une écologie d'en bas, par nos choix, par des propositions citoyennes locales et collectives. Face à l'effondrement, à la crise écologique et climatique, nous mettons en place une transition écologique fondée sur la résilience.

Nous n'avons pas la prétention de dire ce qu'il faut faire, car ces démarches existent déjà. Aussi, nous faisons appel à toutes les bonnes volontés, personnelles, citoyennes, associatives, pour promouvoir ici même ces propositions. Nous avons besoin, contre l'effondrement, de construire un projet en repensant le monde à partir de nos aspirations à une émancipation citoyenne, sociale et écologiste. Les orientations présentées dans ce manifeste s'inscrivent dans la construction de ce destin commun.

 

 

Rendre possible nos rêves :

debout pour une transition énergétique !

 

 Depuis la révolution industrielle, nos sociétés se sont développées grâce à une consommation toujours plus importante de ressources énergétiques. Ce système atteint aujourd'hui ses limites sans pour autant bénéficier à tous : 20 % des humains consomment 80% des ressources. Face aux crises énergétique et climatiques, nous devons préparer dés aujourd'hui des sociétés justes, sobres en énergie et approvisionnées à 100 % par les énergies renouvelables à partir des scénarios existants.

 

Pour la justice climatique, vers la fin des énergies fossiles

La COP 21 a été un leurre médiatique et diplomatique. La limite des 2 degrés de réchauffement est déjà en train d’être dépassée. Il s'agit d'inverser la tendance en imposant un moratoire international sur toute nouvelle exploration d’énergies fossiles, en mettant fin aux subventions publiques, directes et indirectes, et aux prêts bancaires versés aux acteurs du secteur des combustibles fossiles (pétrole, gaz de schiste, charbon). Il s’agit d’inciter les collectivités territoriales et les institutions à se désengager de ce secteur en pratiquant une politique active de désinvestissement.

 

Pour la sortie programmée du nucléaire

Après Tchernobyl et Fukushima, il est inadmissible et irresponsable en particulier pour les générations futures de continuer à promouvoir le mythe de l'énergie nucléaire soit disant propre et à faible coût. La dangerosité de cette technique, la difficulté du démantèlement et de la gestion des déchets, ne sont plus à démontrer. Nous voulons la transparence totale sur la filière nucléaire et exigeons la fermeture immédiate des réacteurs de plus de trente ans et l’arrêt de la construction des EPR.

 

Vers le développement des énergies renouvelables citoyennes et décentralisées

Il est possible d'aller vers les 100 % d’énergies renouvelables. La France est en retard. Toutes les subventions allant au nucléaire doivent aller au renouvelable : éolien, solaire, énergie marine, biomasse hydrogène. Des solutions pour consommer localement du renouvelable existent, développons les !

 

Vers la sobriété énergétique

Indispensable pour réussir une transition énergétique vers 100% renouvelables. Cela implique un changement radical de type de production, de consommation et de comportement individuel. La production de biens doit être limitée au nécessaire, à ce qui est durable, réparable, à l'empreinte carbone minimale.

 

Vers l'efficacité énergétique

Réduire le besoin énergétique passe d'abord par la sobriété, mais nécessite également d'optimiser les systèmes en amont. Par exemple, le bâtiment représente 44% des consommations d'énergie primaire. L’efficacité énergétique passera par la construction et la rénovation de bâtiment économe (isolation, conception bioclimatique, système de chauffage performant, etc).

 

Pour des modes de transports plus économes en énergie, en espace, en paysages et en vies humaines, réduire les besoins de déplacements en rapprochant le lieu de travail de l'habitat : réduire la place de l’automobile dans la cité, favoriser le ferroutage, développer les lignes SNCF de banlieue et les lignes transversales des TER régionaux, en finir avec le programme autoroutier !

 

 

Debout pour une l'agriculture paysanne

et une bonne alimentation !

 

Après un demi siècle de course au productivisme agricole, les conséquences sont désastreuses : élevages hors sol, dégradation des eaux et des sols, monocultures, engrais chimiques, pesticides, atteinte à la fertilité naturelle des terres, surconsommation d'eau, destruction de la biodiversité animale et végétale. L'agriculture industrielle n'est compétitive que parce qu'elle est placée sous la perfusion des subventions publiques. Dans le Sud, on crève de faim, dans le Nord, on crève de stress et de malbouffe. Les peuples doivent avoir le droit à leur souveraineté alimentaire.

 

Vers une agriculture paysanne biologique, locale et de saison

Il est vital de tourner la page du productivisme agricole et de réorienter l'agriculture vers la régulation équilibrée et équitable des échanges agricoles, le développement de produits de qualité accessibles à tous pour lutter contre la malbouffe et le soutien à une agriculture biologique paysanne et familiale.

Une agriculture non polluante, c'est une agriculture locale, qui fonctionne en circuit court. Que ce soit pour les matériaux qu'elle consomme (engrais, fumiers) ou pour les aliments qu'elle produit.

C'est une agriculture respectueuse des sols et de la faune. Elle favorise les méthodes naturelles pour repousser les nuisibles : zéro pesticides !

C'est une agriculture qui, s'appuie sur des techniques de production naturelle et intelligente, interdisant toute culture d’OGM en plein champ, demandant moins d'espace et nécessitant l'usage d'un minimum de ressource : vive la permaculture !

C'est une agriculture qui crée des emplois agricoles avec des revenus suffisants pour les paysans en favorisant l'émergence d'exploitation d'un nouveau genre, plus modeste, où l'entraide et le libre accès des savoirs, des semences et des ressources est primordial.

C’est une agriculture qui lutte contre la privatisation du vivant, favorise le libre accès et le partage des savoirs agricoles et des semences et met fin aux subventions aux agro carburants

C’est une agriculture qui va vers la désindustrialisation de la production agro industrielle et promeut l’agri-écologie

C’est une agriculture qui bannit l'élevage intensif, polluant et imposant sur le marché ses produits nocifs pour la santé.

C’est une agriculture qui préserve le droit une alimentation saine et diversifiée, accessible à tous. Nous devons renouer avec la chaîne vertueuse de l’alimentation, lutter contre l'obésité, réduire la consommation de viande, avoir des cantines 100 % bio et zéro OGM dans nos assiettes.

 

 

Debout pour une société du bien vivre !

 

Notre état de santé dépend de la qualité de l'air que l'on respire, de l'eau que l'on boit, des produits que l'on mange, de la salubrité de notre logement, des nuisances sonores et du stress auquel nous sommes exposés au travail quand nous en avons. 23% des décès selon le dernier rapport de l'OMS sont dus à l'environnement [4]. Nos vies ne sont pas des marchandises. Elles ne se négocient pas. Face à ce système, qui ne propose qu'intensification du travail, chômage et précarité, consommation ou misère, nous devons nous réapproprier nos nos vies.

 

Pour la justice environnementale, contre la pollution industrielle

Les produits toxiques dans les industries polluantes – malgré le scandale de l'amiante qui a fait entre 100 et 150 000 morts – sont toujours là. Ils entraînent la pollution de l'air et de l'eau. Nous devons en finir avec l'exposition aux substances chimiques nocives et à la pollution des ondes électro-magnétiques, refuser les installations dangereuses du type Seveso dans nos cités, et instaurer un moratoire national sur la construction d'incinérateurs. La terre n'est pas une poubelle : il faut interdire les rejets chimiques dans la nature et la dispersion des déchets industriels en France et dans le monde.

 

Sortir de cette société de publicité propagande et de gaspillage généralisée

La rupture avec la société consumériste passe par la remise en question de la publicité marchande. C'est l'outil de base de ce système d'hyperconsommation dont il faut nous débarrasser. Elle incite à la consommation impulsive, aliène les esprits, et pollue notre vision. Il faut décoloniser notre imaginaire !

 

Contre l'obsolescence programmée

Réduire, réutiliser, recycler, plutôt que jeter. Les solutions sont là : production de produits recyclables, extension du système bonus malus aux produits électro-ménagers, allongement de la garantie des produits, soutien au secteur de la réparation. C’est nous tous, consommateurs qui donnons tous les pouvoir aux multinationales. Si tous ensemble, avec les paysans et les salariés qui produisent les richesses, nous exigeons des normes sociales et environnementales et refusont de consommer des produits inutiles et dangereux, nous serons les plus forts.

 

Pour la gratuité

développer une société basée sur l'échange, l'entraide, les SEL (Services d'Echanges Locaux ) par la mise en commun et la mutualisation de pratiques, de savoirs et de compétences. Les expériences menées autour des logiciels libres, des Amap et des jardins partagés, des cantines et des épiceries solidaires, des recycleries et des monnaies locales inventent la société de demain. Des millions d’emplois peuvent être créés non seulement à travers les métiers verts mais aussi dans le secteur de l’économie sociale et solidaire

 

Respecter le bien-être et la condition animale

Les activités humaines impliquant l’exploitation d’animaux vivants doivent avoir pour souci constant d’éviter leur souffrance. Il en va de notre dignité. Nous devons interdire le commerce de fourrure d’animaux sauvages et en général les trafics d’animaux, supprimer l’utilisation des animaux dans la cosmétologie, l’industrie et l’armée, et la limiter drastiquement dans le cas de la recherche médicale.

 

Renforcer les droits à un environnement sain

...et la préservation des conditions de la vie humaine, animale et végétale. Contre le lobbying au service des grands groupes, instaurons le droit à une expertise indépendante, pluraliste et citoyenne, la primauté du principe constitutionnel de non-régression du droit à l'environnement sur les exigences économiques et le principe de la prise en compte de la finitude des ressources. Les crimes écologiques doivent être reconnus comme des crimes contre l'humanité. Un tribunal international pour les juger doit être instauré.

 

Pour une véritable éducation populaire à l’écologie et à l'environnement

à tous les niveaux, de l'école primaire aux maisons de retraites.

 

 

Debout pour une économie écologique !

 

L'économie actuelle repose sur la dictature du court terme et le profit maximum, qui se traduisent par l'exploitation effrénée des êtres humains et de la nature. Une autre économie s'impose, reposant sur la mutation écologique de la société, et les biens communs, et constitue la seule issue réaliste. Pour éviter la catastrophe, la conversion écologique de l'économie doit commencer dés maintenant. Donner des milliards au patronat pour maintenir des industries polluantes ou délocalisables, développer des Grands Projets inutiles et coûteux, ne fait que prolonger les causes de la crise, et va à l'encontre du principe écologique : "plus de liens et moins de biens". Nous devons mettre l'économie au service des êtres humains et dans le respect des écosystèmes. Aucune décision ne devra être adoptée sans prendre en compte la dimension écologique.

 

Relocalisation des activités économiques

Nous ne voulons plus manger des pommes produites à des milliers de kilomètres ni porter des vêtements produits par des enfants en Chine ou au Bangladesh dans des usines de firmes délocalisés. La délocalisation est productrice de pollution par le transport, de chômage, de précarité ici et de catastrophes industrielles et de négation des droits sociaux là bas. Nous avons

besoin d'une économie reposant au maximum sur les circuits courts et tournée vers la réponse aux besoins locaux et non vers l'exportation et l'importation massive. Nous devons exiger des critères sociaux et environnementaux pour les produits importés

 

Reconversion des industries inutiles et polluantes

Nous avons besoin d''activités socialement utiles. Nous nous prononçons notamment pour la reconversion des industries de l'armement qui font de la France un des principaux fauteurs de guerre, pour la reconversion des industries de l'automobile au service des transports en commun. Cette reconversion doit se faire en veillant au respect des territoires et des travailleurs en s’assurant en particulier de leur formation et de leur reconversion.

 

Contre les Grands Projets inutiles et imposés

De Notre-Dame-des-Landes à la ligne LGV Lyon Turin, de Sivens à EuropaCity, les ZAD se développent contre les Grands Projets imposés, à la fois coûteux et inutiles. Aux citoyens de décider ce qui est socialement et écologiquement utiles, pas aux lobbies et à l'Etat. Moratoire immédiat sur tous les Grands Projets inutiles ! De la Place de la République à Notre-Dame-des-Landes, organisons nos ZAD contre les bétonneurs, les spéculateurs, les promoteurs et les banquiers ! Ni chair à pollution, ni terre à béton, debout, les zadistes, et à la contre attaque !

 

Pour les Biens Communs, contre la financiarisation de la Nature et la surexploitation des ressources

La croissance "verte" transforme la nature en une entreprise géante, productrice de services, contrôlés par quelques firmes et fonds financiers. Du stockage du carbone corrompu par le marché des droits à polluer à la privatisation de la gestion de l'eau, les droits des populations et de la terre sont niées. Nous demandons l’interdiction de la spéculation sur les denrées

alimentaires et de l’accaparement des terres agricoles par les Etats, les sociétés privées et l’agro-industrie. Le productivisme c’est aussi la surpêche et la disparition des poissons. Nous devons lutter contre les flottes industrielles et leurs filets dérivants et restaurer les ressources halieutiques..

L'air, la terre, la mer sont des biens communs qui ne peuvent être privatisées par quelques uns. Ils doivent être rendus à tous et ne faire l'objet d'une quelconque marchandisation. Nos exigences : la gestion publique et citoyenne de l'eau, l'interdiction de la brevetabilité du vivant, soutien aux luttes des peuples indigènes contre l'extractivisme, l’audit et reconnaissance de la dette écologique.

 

Pour une véritable fiscalité écologique favorable à l'environnement.

Cette fiscalité, à défaut d’interdiction et de réduction drastique des pollutions, peut être fondée sur le principe pollueur-payeur. Elle passe entre autres par l'instauration d'une taxe sur les transactions financières internationales et d'une écotaxe sur les transports routiers.

 

Stop aux traités de Libre-Echange (TAFTA) et aux pouvoirs des multinationales

Nous devons tout faire pour empêcher les accords de libre-échange et d'investissements que l'UE négocie respectivement avec le Canada (CETA) et les Etats-Unis (TAFTA). Ces accords soumettent les peuples et les Etats à la volondes multinationales. Fortes de leurs milliards, elles bafouent les droits sociaux, pillent les pays pauvres, polluent et rendent stériles les sols fertiles, et imposent leurs produits à la terre entière. Il faut les bloquer.

 

 

Conclusion :

pour une écologie conviviale, positive et debout

 

II n’y a qu’une seule voie possible, celle de la société en mouvement et ses principes : la coopération contre la compétition, la démocratie contre les lobbies, la responsabilité contre la culpabilisation. Nous défendons une société du « vivre mieux » face à la tyrannie du « toujours plus ». L’heure n’est pas à la résignation. Changer le monde, c’est l’affaire de tous !  >>

 

 

Contact : nuitdeboutclimat@riseup.net

Facebook : Ecologie debout

 

 

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Commentaires

CE QUI MANQUE

> On constate en lisant ce manifeste de nombreux points de convergence avec les thèmes du pape François.
On constate aussi deux absences, l'une surprenante et l'autre non :
1. l'absence surprenante : pas la moindre critique du business d'artificialisation de l'humain (PMA, GPA, transhumanisme)... alors que cette critique est présente aujourd'hui dans les milieux écologistes (José Bové et d'autres) et dans des groupes encore plus radicaux (Pièces et Main d'oeuvre). D'où vient cette absence ? oubli regrettable, ou... quoi ?
2. L'absence non-surprenante : ce manifeste ne contient évidemment aucune critique de la violence chimique ou chirurgicale faite à la femme par la pression sociétale. Le jour est encore éloigné où ce qui (pourtant) se pense et se dit, à bas bruit ailleurs que dans des milieux chrétiens, aura droit à la parole publique !
Conclusion : les catholiques engagés en écologie à l'appel de leurs papes successifs ont du pain sur la planche. Mais reconnaissons qu'un début de langage commun entre écolos et cathos* fait surface dans ce manifeste...

* je parle des catholiques fidèles au pape. ]

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Écrit par : PP / | 28/04/2016

ABSENCES

> Comme toujours, pas de signalement du mécanisme profond.
Le mot mondialisation n'apparaît pas une fois.
Le libre-échange est mentionné comme une menace à venir apportée par les traités TAFTA / TISA. Or le mal est déjà fait aux 3/4 par nombre d'accords et traités de toutes sortes.
Dans ce domaine aussi, il faut reprendre votre interrogation: d'où vient cette absence ? oubli regrettable, ou... quoi ?
______

Écrit par : Pierre Huet / | 28/04/2016

COMMANDOS

> Ce mouvement va devenir de plus en plus inaudible au vu des événements tels que ceux qui se sont produits aujourd'hui à Paris dans le quartier de la gare d'Austerlitz. Paris est devenu une zone d'affrontements et de guérilla urbaine. Un policier a été blessé, en état d'urgence absolue.

TM


[ PP à TM - Ces heurts ont eu lieu en marge de la manifestation des syndicats, non à la République. Mais les mêmes commandos se déplacent de site en site, sans que la police les empêche de circuler - ce qu'elle pourrait très bien faire. Question que nul n'ose poser à M. Cazeneuve... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Thomas Mousset / | 29/04/2016

ENTAMER UN VRAI DIALOGUE

> C'est plutôt bien rédigé et très en lien avec Laudato Si. Tout est lié ! L'auraient-ils lu ???
Il est clair qu'il y a des absences lourdes mais pas vraiment étonnantes. Il y a comme un plafond de verre chez les écolos quand on commence à aborder les questions liées à la manipulation de l'humain. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi sinon qu'il sont, comme beaucoup, eux-mêmes profondément pénétrés par le travail de déconstruction sociétale de certains. José Bové et PMO c'est intéressant mais, avouons-le, très minoritaire dans ces courants écolos.
J'ai l'impression que ce point là est essentiel car il empêche encore les catholiques convaincus d'une certaine forme de décroissance et partisans d'une "sobriété heureuse" d'entamer vraiment un dialogue avec ces écologistes qui se démarquent de l'écologie politique gauchiste à la française.
______

Écrit par : Guillaume / | 29/04/2016

PROGRÈS ?

> Probablement absents car ils sont assimilés, à tort il va sans dire, à un progrès:
1. Pour un monde qui a rayé Dieu de son espérance, la médecine et le transhumanisme sont le substitut de l'immortalité de l'âme.
2. Le choix individuel sans contrainte est considéré comme le substitut avantageux au Bien défini par Dieu, ou même celui des philosophes platoniciens. « Tout ce que je sens être bien est bien, tout ce que je sens être mal est mal » (Rousseau). Donc pas de violences chimiques ou chirurgicales mais le pouvoir de ma volonté en tant qu'individu.
Conclusion:
a. Il est grand temps que nombre de catholiques qui ont une plume argumentent sur le christianisme et le vrai progrès. Car nous sommes passés d'une société où l’Église représentait le savoir (écoles, hôpitaux...) à une société qui nous considère comme dépassés et obscurantistes. Il faut y voir une des raisons majeure de la sécularisation.
b. Il y a de plus en plus confusion entre la science et la technologie. Si cette dernière progresse encore, la science au contraire trouve sur son chemin de plus en plus de bornes théoriques ce qui ne justifie plus un scientisme comparable à celui du XIXe siècle. Cela aussi il faut l’expliquer.

JClaude


[ PP à JC :
- Ces choses ne devraient pas passer pour des progrès aux yeux d'écologistes se voulant cohérents !
- Redéfinir le progrès, c'est ce que demande le pape dans 'Laudato Si'. ]

réponse au commentaire

Écrit par : JClaude / | 29/04/2016

SIENNE

> Merci pour l'ensemble et le commentaire.
Qui fêtons-nous entre autres, aujourd'hui ?
Non, non pas de quoi en faire des "sienne" !
En admettant que l'expression dise quelque chose aux "romains" d'"avignon" ...
Rien n’empêche de la prier très fort (docteur(e))(co-patronne 'EU') ou à tout le moins de tirer qqc de sa vie ou de ses écrits...
______

Écrit par : Gérald / | 29/04/2016

VIOLENCE

> Que voulez-vous dire par "violence chirurgicale"? Je ne vois pas trop. Vous visez les stérilets, les accouchements surmédicalisés ou quoi? Si c'est l'IVG, l'expression me semble bizarre.
Bien sûr, d'accord sur votre remarque dans l'ensemble. Pas étonnant vu qu'un groupe LGBT est représenté à Nuit debout.

Maud


[ PP à Maud - Bizarre? mais réelle... ]

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Écrit par : Maud / | 29/04/2016

ATHÉES

> "1. Pour un monde qui a rayé Dieu de son espérance, la médecine et le transhumanisme sont le substitut de l'immortalité de l'âme.
2. Le choix individuel sans contrainte est considéré comme le substitut avantageux au Bien défini par Dieu, ou même celui des philosophes platoniciens."
Pour comprendre cela il faut être en contact avec l'athéisme. C'est ce que ne comprend pas bien PP qui semble se frotter exclusivement avec le catholicisme libéral.

Blecher


[ PP à Blecher :

Croyez-vous réellement que je ne "comprenne pas bien" ce qu'un athée a dans l'esprit ?
J'ai été un athée radical pendant plus d'une dizaine d'années (avant d'être converti à la fin des années 1980) : je crois donc savoir de quoi il s'agit puisque je l'ai vécu.
Je n'aurais pas l'idée absurde de chercher à "réfuter" l'athéisme, posture de théoriciens qui ne mène à rien : aux yeux de l'athée, l'athéisme est simplement une expression du bon sens (et la foi un délire subjectif ou une imposture). Un athée peut évoluer : mais c'est très complexe, très intime, sans rapport avec les "réfutations" (!) pseudo-scolastiques ; pour le savoir il faut avoir suivi personnellement (ou accompagné de près) ce chemin.
Le problème des catholiques libéraux est entièrement différent. Là il s'agit d'une amputation (consciente ou non) de la foi. Il faut donc montrer aux athées et aux agnostiques que cette déformation donne une fausse image du christianisme catholique. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Blecher / | 29/04/2016

ÉCOLOGISTES ATHÉES

> Je suis d'accord avec votre réponse, ex-athée moi-même. Mais pourquoi dire : "- Ces choses ne devraient pas passer pour des progrès aux yeux d'écologistes se voulant cohérents ! " Aux écologistes athées, ces choses le peuvent.

anita


[ PP à Anita - "Aux écologistes athées, ces choses le peuvent..." Pas si sûr : athées ou non,
la cohérence reste la cohérence, question de degré de réalisme ! les bouffeurs de curés de PMO,
et les rédacteurs de 'La Décroissance' dont une bonne partie sont des athées conscients et organisés, pensent comme Bové contre la GPA et le transhumanisme biotech. Et ils pensent comme le pape (mais ne le leur dites pas) sur le sens des limites et les fondamentaux de la condition humaine...
La réalité est la même pour tout le monde, croyants et incroyants. ]

réponse au commentaire

Écrit par : anita / | 29/04/2016

> Certes, " Un athée peut évoluer : mais c'est très complexe, très intime, sans rapport avec les "réfutations" :)
______

Écrit par : anita / | 29/04/2016

UNE FORME OBSCURE D'ESPÉRANCE

> Tout étant lié, le jour où l'on vivra la démocratie écologique, naturellement les manipulations sur l'humain seront frappées d'obsolescence. Nos désirs seront ailleurs. Je crois qu'il n'est pas besoin d'adhérer à une foi religieuse pour n'être pas hanté par le néant de la mort: le film 'Avatar' montre sous forme de conte comment une vie reliée à la nature nous ouvre à une forme d'espérance, "obscure" peut-être, pré-chrétienne assurément: l'arbre de vie mémoire vivante de ceux qui sont partis, qui continuent à nous vouloir du bien et nous guider.
Pouvoir continuer à veiller sur ceux que nous aimons: voilà je crois au fond le désir qui nous habite tous. Pas jouir sans fin d'une éternelle jeunesse libérée: ce type d'immortalité est aussi artificiel que le bonheur made in consumérisme.
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Écrit par : Anne Josnin / | 29/04/2016

'L'ECOLOGISTE'

> En effet, je fais parfaitement la distinction. Malheureusement, les gens "feront l'amalgame" et cette fois-ci le personnel politique ne fera rien pour l'empêcher.
Au passage, je profite de cette note pour vous remercier de m'avoir fait découvrir la revue L'Ecologiste (en français) que j'achète en kiosque régulièrement. J'attends le prochain numéro qui devrait paraître en mai. Au moins, il y a du vrai contenu et pas de pub.
______

Écrit par : Thomas Mousset / | 30/04/2016

RECTO VERSO

> Ce week-end, Dominique Bourg a rappelé lors du forum Zachée à Paray que les questions écologiques et les questions sociales ne sont que le recto et le verso d'une même question. Le lendemain, Mgr de Moulins-Beaufort a insisté lors de son homélie sur le fait que la doctrine sociale de l'Église n'est pas un appendice à la foi facultatif pour le catholique, mais qu'elle faisait partie de la foi. Là où il peut y avoir convergence, les catholiques de bonne volonté sont de plus en plus nombreux à l'encourager.
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Écrit par : Marie / | 03/05/2016

UNE CONFÉRENCE DE FABIEN REVOL

Une initiative intéressante proposée par une paroisse parisienne du XXe, occasion de découvrir Jean Bastaire et d'approfondir le chemin de conversion proposé par François, celui d'écologie intégrale :
CONFERENCE DE FABIEN REVOL, docteur en théologie, titulaire de la chaire Jean Bastaire à l'Institut catholique de Lyon : "Pour une vision chrétienne de l’écologie",
JEUDI 19 MAI 2016 à 20H30
75 rue Alexandre Dumas - 75020 Paris
http://saintjeanboscoparis.catholique.fr/spip.php?article1417

Bon jeudi de l'Ascension !

Pierre-Benoit
______

Écrit par : Delepine / | 04/05/2016

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