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21/06/2008

Ce qui comble la multitude

…et trace notre chemin :


Lecture de ce dimanche : « Combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus-Christ ! » (Romains 5,15). La grâce « nous introduit à l’intimité de la vie trinitaire », précise le catéchisme. Un moine témoigne (*) : « Appuyer notre vie, non sur nos ressources immédiates, naturelles et psychologiques, grevées par une inéluctable loi d’entropie, mais sur l’armature baptismale, sacramentelle et théologale ; sur l’être de grâce effective et possible, sur la nova creatura (II Co V,17) que le Seigneur installe en nous. C’est là, incontestablement, ce que nous avons de plus solide. » - « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3): en langage biblique, connaître et aimer sont synonymes. On ne connaît pas en dehors de l’amour. Cet amour n’est pas une notion théorique : chaque homme peut savoir s’il en vit, s’il le prouve en aimant les autres efficacement (« nourrir les affamés »):  quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Aucune attitude de rejet ne peut être chrétienne. Tenons-nous le pour dit, tous tant que nous sommes !

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(*) François Cassingena-Trévedy, Etincelles II, page 120. Un livre admirable de méditations pour tous les jours : par un théologien mystique, exégète, poète et philosophe. (Ad Solem, 2007). http://www.laprocure.com/livres/francois-cassingena-trevedy/etincelles-2003-2005_9782940402090.aspx

Commentaires

À NOTRE PORTEE

> "Aucune attitude de rejet", donc aucune attitude clanique. Fuir d'abord le pharisaïsme des "purs" qui refusent de se "souiller" en allant vers les autres. Ceux qui par exemple refusent de dialoguer avec "tous les courants" d'aujourd'hui, comme Benoit XVI le recommande pourtant. Dialoguer ne veut pas dire renoncer à ce qu'on est, au contraire : si ce qu'on est veut dire "être dans la grâce de Dieu", on en déborde et on veut le faire partager. Si l'on ne tient pas à partager, c'est qu'on n'est pas dans la grâce de Dieu ! Discernement bien à notre portée, pas la peine d'avoir fait une licence de théologie !

Écrit par : Amicie T. | 21/06/2008

LA PREMIÈRE ATTITUDE

> « Aucune attitude de rejet », voilà un beau programme. Mais peut-être que la première attitude que nous devrions prendre, c'est de reconnaître que nous sommes pécheurs. Nous pouvons très bien vouloir aimer les autres, partager, dialoguer avec eux, nous engager dans l'œcuménisme, et ne pas être si ouvert que cela. « je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas » (Rm 7 : 18-19) Le refus de l'autre, le repli entre soi, ce n'est pas un simple choix idéologique : il y a quelque chose en nous qui résiste, constamment. Même le saint le plus accompli n'échappe pas à cette expérience. Dans son livre « Sous le soleil de Satan », Bernanos le souligne bien, en montrant la lutte intérieure et les échecs de l'abbé Donissan confronté au diable. Qu'est-ce qui nous reste alors? la grâce.

Blaise


[ De PP à B. - Nous sommes évidemment d'accord. Tout cela va ensemble. Pas de démarche d'ouverture sans foi, pas de foi sans humilité lucide, donc sans reconnaître que nous sommes pécheurs et que "tout est grâce"... ]

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Écrit par : Blaise | 21/06/2008

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