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08/12/2007

Avent, 2e dimanche : le projet de Dieu est pour toute l’humanité et toute la Création

Dimension cosmique de la promesse divine :


Isaïe 11, 1-10. « Un rameau sortira de la souche de Jessé… » - « Le loup habitera avec l’agneau… » C’est l’un des textes bibliques qui ont le plus fait rêver les hommes depuis deux mille ans. Le projet de Dieu, dit-il, s’adresse à toute l’humanité, ce qui devrait nous vacciner contre la tentation de la tour d’ivoire. Le projet de Dieu concerne aussi la création entière : et c’est le sens de l’allégorie du loup avec l’agneau. Déjà dimanche dernier, le Christ (Mt 24, 37) déclarait : « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé … » Il voulait dire que cet avènement prendra l’humanité à l’improviste comme fit le déluge ; on sait aussi que la mission de Noé (Genèse 6-9) est de sauver, en même temps que lui-même et sa famille, toutes les créatures non humaines. Allégorie de la responsabilité des hommes envers le reste de leur univers…

Cette responsabilité, il y a des catholiques français actuels pour l’ignorer ou la refuser : comme le constate un journaliste catholique *, ils se limitent à « la défense de la vie et de la Tradition » sans « s’inquiéter des questions d’économie ou d’écologie ». Or l’Ecriture est formelle et Paul ira même très loin, en étendant le salut à « toute la création ». Ce qui fait de l’homme un chargé de mission envers son univers… Jusqu’où penser cela ? Les écoles théologiques divergent sur le degré d’extension de l’interprétation, mais le principe de notre responsabilité envers le monde est incontournable. Et la négation de la possibilité même d’un « facteur anthropique » dans le saccage de la planète… n’est pas chrétienne !

 

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(*)  L’Homme nouveau, 8.12.07.

 

 

 

08:55 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Avent, Isaïe, écologie

Commentaires

Juste pour vous signaler l'article honteux du Monde :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-987366@51-980235,0.html

Le journal essaye une nouvelle fois de lancer une fausse polémique sur les indulgences, et cela m'a indigné tellement la tentative dégouline d'ignorance et de bien-pensance. Le pire étant ce passage "un archaïsme digne d'une théologie "antérieure à Vatican II" (1962-1965)." On a l'impression que la théologie pré-Vatican II est forcément à oublier, ringarde. C'est d'une telle absurdité que s'en est renversant.

Écrit par : Quentin | 08/12/2007

AFFADISSEMENT DE LA FOI

> Et si ce peu de souci envers la création, qui s'est répandu parmi de nombreux baptisés, provenait d'un affadissement de la foi elle-même?

Pour prendre à la légère le devenir de la création, il faut tout de même avoir perdu de vue que celle-ci est oeuvre de Dieu, qu'elle est en quelque sorte l'image plastique de la divinité, comme disait Claudel. Que d'après le récit de la Genèse l'homme a la responsabilité de la création. Et bien sûr, comme vous le disiez, que le Salut n'est pas réservé à l'homme seul.

Peut-être est-ce encore plus grave, si seulement c'est possible : une telle attitude à l'égard tant des questions d'écologie que d'économie pourrait s'expliquer par la perte de l'espérance chrétienne. A la place se serait installée une sorte de croyance séculière dans l'ordre des choses tel qu'il est. Déranger un tel ordre serait provoquer une catastrophe encore plus terrible, voire relèverait du blasphème.

Une attitude proprement païenne, quoi! Comme les ethnologues nous le disent, le païen est incapable d'imaginer un avenir autre que celui qui fut. Le seul modèle qu'il prétend atteindre est celui du passé mythique et de l'exemple de ses ancêtres. D'où la répétition et l'affermissement à l'infini de l'injustice. La subversion évangélique lui reste étrangère.

Écrit par : Blaise | 09/12/2007

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