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19/12/2018

1789-2018 : les nouveaux cahiers de doléances

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 L'idée se diffuse rapidement : dans de nombreuses mairies, la population vient remplir les pages de cahiers "en faveur d'une écoute des gilets jaunes". Des milliers de plaintes et de suggestions s'accumulent dans tous les domaines de la vie sociale : 


Le maire de Cagnes-sur-Mer (Alpes-maritimes) explique aux médias ce mouvement  :  "Ici les gilets jaunes se sont surnommés 'la ruche' parce qu'ils veulent montrer une démarche constructive... C'est la classe moyenne inférieure, des gens qui n'ont jamais manifesté !"  Donc – "bien avant" l'allocution macronienne du 10 décembre –  le conseil municipal de Cagnes a voté la création d'un cahier de doléances, à remettre au préfet "pour qu'il le communique au gouvernement".  Même chose à Decazeville (Aveyron), à Fleurance (Gers)... Il y a 36 000 mairies en France. Il y aura, annoncent les maires, "des dizaines de milliers de contributions"... Les salariés aux fins de mois difficiles, les travailleurs pauvres, les chômeurs, les retraités qui contribuent à ces cahiers ne baisseront pas les bras : pendant les occupations de rond-points "on sentait qu'ils étaient fiers d'eux, ils pensaient qu'ainsi leur voix sont entendues", dit aux journalistes le maire de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais).

Le grand débat national ne ressemblera donc pas à ce que voudrait le groupe Macron : un défouloir à mécontents, n'engageant finalement que la responsabilité des mairies. "Personne n'est dupe du changement de ton de l'exécutif", dit un responsable de l'Association des maires de France. "Pas question de se faire refiler la patate chaude : les demandes des gilets jaunes regardent d'abord le gouvernement. On participera au débat, mais on ne l'animera pas", dit le maire de Guéret (Creuse). Le maire de Cagnes aussi refuse de jouer le rôle d'encadrement que l'Elysée prétend donner aux élus locaux : "Les gilets jaunes sont la matière vivante, pas des tableaux Excel ! Quand vous avez une secousse de ce type-là, il faut la prendre en considération..."

C'est une secousse profonde et dont les répercussions peuvent aller loin. Avec les cahiers de doléances revient une autre idée de 1789, l'économie morale, constate dans Libération un membre des Economistes atterrés (le Pr Benjamin Coriat). Extraits :

<<  [Selon] le grand historien anglais Edward P. Thompson (Les usages de la coutume, EHESS 2018), les émeutiers du XVIIIe siècle défendaient une idée forte et essentielle. Marché ou pas marché, rien, jamais, ne doit contrevenir à un principe aussi simple que fondamental : celui du droit à l’existence :  […]  se sustenter, se loger, se chauffer, se soigner, s’éduquer et éduquer ses enfants. […] C’est ce que Thompson a désigné sous le nom d’«économie morale», pour l’opposer aux dogmes de l’économie libérale de marché qui cherchait alors à s’imposer.  [Jusqu’à ce que], appuyée chaque fois que nécessaire sur la loi martiale et le feu des carabines contre les manifestants, l’économie libérale de marché finisse par l’emporter et organiser nos sociétés.

Deux siècles plus tard, […] au nom du marché, les discours les plus cyniques sont désormais tenus calmement par nos gouvernants. Ainsi la suppression de l’ISF (qui favorise surtout les 1 % les plus riches), la «flat tax» (qui concerne cette fois les 10 % les plus riches) : c’est pour le bien du peuple qu’on y procède nous est-il asséné sans rire, car telle est la loi de l’économie libérale de marché. Il faut gaver les riches pour que des miettes «ruissellent» sur le peuple.

[… ]  Le cynisme des possédants et de leurs mandants au sein de l’Etat a atteint de tels niveaux que, venue du fond des âges, l’économie morale, les principes de justice qui la fonde et le peuple qui la porte resurgissent et réoccupent le devant de la scène. […] De nouveau, c’est le droit à l’existence tel qu’en lui-même qui se dresse. Au-delà de la taxe sur les carburants, tout revient : le droit de se chauffer, de se nourrir, d’éduquer et de vêtir ses enfants. La lutte pour le droit à l’existence, telle qu’en elle-même, est de retour…

[…] Au nom de quels principes, quand la France regorge de richesse, quand 40 entreprises se partagent chaque année quelque 50 milliards de dividendes, et pour la plupart d’entre elles ne payent jamais qu’une petite partie de l’impôt qu’elles doivent… comment peut-on augmenter encore la taxation sur les pauvres, comment peut-on baisser l’aide au logement, attaquer les retraites et les retraités ? Et ce ne sont certes pas les miettes récemment concédées, pourvu que l’essentiel soit préservé, qui changent quoi que ce soit. [...]

Oui, il est plus que temps. En revenir aux principes qui animent l’économie morale, et à travers eux à la défense du commun et du bien commun… >>

 

 

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gilets jaunes

 

12:37 Publié dans Histoire, Social | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : gilets jaunes

Commentaires

TROIS TIERS

> Un chrétien peut difficilement être opposé à une économie morale (sauf invoquer ce principe de ruissellement qu'il faudrait enterrer une fois pour toute).
Maintenant peut-on imposer une telle économie sans tomber dans un système trop liberticide genre marxiste, c'est réellement ce qui est à inventer.
Ensuite, les vrais tireurs de ficelles sont les entreprises, et non plus les gouvernants. Le marché du travail étant ce qu'il est, pratiquement votre vie est entre leurs mains. Du DG ou du DG piloté par les actionnaires (sinon il saute).
On trouverait, selon un article, dans un cahier la règle des 3 tiers : un pour les salariés (en primes), un pour les actionnaires, un pour les fonds propres de l'entreprise. Suffisamment simple pour être appliqué. Les entreprises ne le faisant pas étant sur une liste publiée, le marché si cher aux libéraux fera le reste (plutôt les consommateurs choqués de ce comportement). Restera le problème des micro-entreprises.
Enfin si le principe de plus de démocratie directe me semble plus que nécessaire et pourrait même remotiver les gens pour s'intéresser à la politique voire voter, sans quelques esprits éclairés pour faire les bonnes propositions on aura en priorité les revendications simplistes du genre le SMIC à 2000€ et plus qui ne résout rien s'il n’aggrave pas la situation.
En 1789 il y avait vraiment tout et rien dans les cahiers de doléance. Sans des Sieyès et autres rien de concret n'en serait sorti. Ici les technocrates vont nous faire un beau rapport comme quoi c'est inexploitable ou incongru et voilà.
Un outil informatisé, et des personnes justes et éclairées pour donner les grandes idées. Au peuple ensuite de trancher...
______

Écrit par : Catho1728 / | 19/12/2018

PAS SÛR

> "l'économie morale" bon sujet pour mes diners "versaillais". Pas sur que j'arrive à me faire entendre ;-)
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Écrit par : Tangui / | 19/12/2018

BRANQUIGNOLS

> Le grand débat va être un gros enfumage à moins que des maires et des collectifs de gilets jaunes n'arrivent à le détourner. On verra bien.
En attendant, je n'ai jamais vu une telle équipe de branquignols diriger un pays...
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Écrit par : VF / | 19/12/2018

COMMENT LE HAUT TIERS-ÉTAT A ARNAQUÉ LE BAS TIERS-ÉTAT

> Si je me souviens bien, les premiers cahiers de doléances n'ont guère servi qu'aux historiens. Aux états généraux, le tiers état était surtout représenté par de riches bourgeois, qui se sont entendus avec la noblesse riche et avec un haut clergé issu de ces deux groupes pour instituer le capitalisme libéral, au détriment du peuple. Les nobles se vantaient d'avoir fait le sacrifice de leurs privilèges dans la nuit du 4 août, en oubliant de préciser que ces privilèges ne leur servaient plus à rien et que le but était surtout d'abolir les privilèges des corporations pour livrer un prolétariat sans défense à leur soif d'enrichissement.
Et comme malheureusement les mêmes ont toujours le pouvoir…
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Écrit par : Guadet / | 19/12/2018

MACHINE

> Guadet a raison
La révolution française a été in fine une formidable machine à imposer le libéralisme en faisant sauter les résistances : Eglise, corporations
D’où la paupérisation ouvrière du XIXe siècle.
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Écrit par : Ludovic / | 19/12/2018

LE COMTE DE CHAMBORD ET 1789

> à Guadet et PP :
La nuit du 4 août fut un enfumage intégral.
C'est bien ce que voulait dire le comte de Chambord dans son manifeste aux Français (1871) où il prenait le prétexte du drapeau pour se dérober au rôle de baderne que la droite d'argent voulait lui faire jouer.
Dans ce manifeste la phrase-clé n'était pas celle du drapeau mais celle sur 1789 :
"Ensemble et quand vous le voudrez, nous reprendrons, en lui restituant son caractère véritable, le mouvement national de la fin du dernier siècle".
Restituer à 1789 "son caractère véritable" voulait dire : s'appuyer sur le peuple pour effacer l'usurpation de la bourgeoisie d'argent.
Cette dernière ne s'y est pas trompée. Elle a fait comprendre au prétendant qu'elle ne laisserait pas sa conception de la justice sociale accéder au trône.

Rappelons le rôle social d'opposants légitimistes à Louis-Philippe. Ainsi Villeneuve-Bargemont, cf. Wikipedia : :
" Dès 1841, c'est le vicomte Alban de Villeneuve-Bargemont qui fait voter la loi règlementant le travail des enfants, réclamée aussi par le comte de Montalembert, autre membre de la vieille noblesse catholique. C'est Villeneuve-Bargemont qui pose le premier, devant la Chambre française, le problème ouvrier dans toute son ampleur (22 décembre 1840). Alors que l'idée de la lutte des classes n'est lancée qu'en 1843 par Flora Tristan, dans sa 'Lutte ouvrière', il dénonça « l'état de dépendance et d'abandon dans lequel la société livre les ouvriers aux chefs et entrepreneurs de manufactures... la facilité illimitée laissée à des capitalistes spéculateurs de réunir autour d'eux des populations entières pour en employer les bras suivant leur intérêt, pour en disposer, en quelque sorte, à discrétion, sans qu'aucune garantie d'existence, d'avenir, d'amélioration morale ou physique soit donnée de leur part, ni à la population, ni à la société qui doit les protéger... Il n'est pas sans intérêt de noter qu'avant l'utilisation de la question sociale par Karl Marx, c'est la droite légitimiste et traditionaliste qui la première, prend la défense des travailleurs...»" ]

réponse au commentaire

Écrit par : Guillemot / | 19/12/2018

à Guillemot

> aujourd'hui les héritiers de cette "droite légitimiste et catholique" roucoulent fiévreusement pour Mme Maréchal, nouvelle star du parti de l'ordre avec son libéralisme économique à tout va ! C'est minable.
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Écrit par : Xavier Ducret / | 19/12/2018

CHESTERTON, BELLOC, DAY...

> Il reste le distributisme prôné par Gilbert Keith Chesterton et Hilaire Belloc, voire par Dorothy Day, en "troisième voie" jamais sérieusement tentée...
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Écrit par : Aventin | 19/12/2018

A Xavier Ducret :

> "aujourd'hui les héritiers de cette "droite légitimiste et catholique" roucoulent fiévreusement pour Mme Maréchal".
Pas tous, heureusement (mais la NAR, combien de divisions au sein de la mouvance royaliste ... d'autant qu'ils ne sont pas "de droite", si tant est que cela veuille signifier encore quelque chose) :
http://www.bertrand-renouvin.fr

Feld


[ PP à Feld – Ne pas être de droite, c'est dans leurs gènes depuis 1972 et la suite !
Mais les légitimistes des années 1830, qui soutenaient les canuts de Lyon contre la répression orléaniste, n'étaient pas "de droite" non plus. Et comme le rappelle Guillemot, c'est l'union des droites (d'argent, orléanistes + bonapartistes) qui a dégoûté Chambord de tenter le coup en 1871...
Quant à l'AF actuelle et aux "légitimistes", ce ne sont plus que des annexes de l'extrême droite sans intérêt, même du point de vue royaliste. Cette nébuleuse ne sert qu'à fournir des armes faciles à la place Beauvau pour discréditer tel ou tel mouvement social : cf les manifs des Champs-Elysées où ils sont allés brandir leurs emblèmes devant les caméras. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Feld / | 19/12/2018

RÉVOLUTION ?

> Plus qu’une révolte, moins qu’une révolution, peut-on lire ici ou là en commentaire du « mouvement des gilets jaunes ». Je ne suis pas certain que cette phrase exprime une juste compréhension du phénomène.
Le terme « mouvement » ici évoque ce lui « d’évènement » donné à mai 1968.
Sans avoir la radicalité immédiate de 1789 ces secousses sociales ont l’émergence brutale comme point commun, un mûrissement latent mais occulté comme racines, et une force de changement lent mais profond et irréversible comme avenir.
Autant la résistance financière et politique sera d’inertie méprisante et d’enfumage, autant le refus de cette injustice sociale appauvrissante sera déterminé, récurrent et triomphant.
Ce sont des ressorts puissants d’une force populaire de justice qui se sont activés, le subconscient social en est le moteur, rien à la longue ne pourra s'y opposer même si ce temps long en sera la mesure.
Ce n’est pas de 1789 que vient le conservatisme catholique, mais de la peur des émeutes de la Révolution de 1848 : malgré l’acte courageux de l’archevêque de Paris, Mgr Denis Affre, qui lui valut la mort au sommet d’une barricade, la masse catholique se rangea derrière le général Cavaignac et sa répression féroce, le peuple déserta la nef comme la sacristie, la naphtaline et les cols amidonnés se cooptèrent dans l’entre soi convenable sous les voûtes des temples, l’Evangile désertaient ainsi les églises, le catholicisme zombie prenait naissance, la vie était au-dehors, comme aujourd’hui dans un horizon jaune d’espoir …
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Écrit par : Albert E. / | 20/12/2018

PUNAISE

> La comtesse de Boigne est un parfait modèle de cette droite
- elle est à la cour de Louis XVI
- puis à la cour de Napoléon tout en ricanant des gens qu'elle y voit et fréquentant pour des raisons sociologiques les milieux royalistes
- puis elle est à la cour de la Restauration où elle ricane encore de son côté poussiéreux
- puis à la cour louis-philliparde, elle ricane de son côté... louis-phillipard ! tout en se disant amie de la femme de Louis-Philippe...
- sous Napoléon III, elle fréquente les milieux proches du régime (tout en en ricanant sans doute mais ses mémoires ne vont pas jusque-là).
Elle avait épousé le comte de Boigne et avait été vexée comme un pou de découvrir que c'était un anobli, fils de marchands.
Ses mémoires sont très intéressants mais quelle punaise !
______

Écrit par : E Levavasseur / | 20/12/2018

à Feld

> La NAR (Nouvelle Action Royaliste) n'a pas grand chose à voir, ou plutôt n'a rien à voir si ce n'est la référence royaliste mais entendue très différemment, avec les héritiers de cette "droite légitimiste et catholique" !

MG


[ PP à MG – "Héritiers" (je dirais plutôt : "mimes") bien incapables d'analyses socio-économiques, alors que la NAR en produit de très lucides.]

réponse au commentaire

Écrit par : Michel de Guibert / | 20/12/2018

CES RICHES QUI VOMISSENT LES PAUVRES

> Fascinant article du Monde. La haine sociale de la bourgeoisie aisée abonnée au journal est tellement violente que le Monde lui-même n'en revient pas...
https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/20/pourquoi-le-quotidien-d-un-couple-de-gilets-jaunes-derange-une-partie-des-lecteurs_5400408_3224.html?xtor=RSS-3208
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Écrit par : Lucas / | 20/12/2018

HUREAUX

> Sur les Gilets jaunes mais pas que, la dernière "salve" (datée de ce jour) de notes du blog de Roland Hureaux :
http://roland.hureaux.over-blog.com/page/2
Certaines analyses sont proches (voire très proches) de celles développées sur le présent blog. D'autres ... un peu moins.
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Écrit par : Feld / | 20/12/2018

@ Lucas

> Où sont les pauvres les plus à plaindre ? Dans les rangs des gilets jaunes ou chez les CSP+ lecteurs du ‘Monde’, si sûrs d’eux et dominateurs ?
Nous aurons beau chercher dans les Béatitudes (Mt 5), parmi ceux que le Christ désigne comme « heureux » devant Dieu, nous trouverons difficilement trace de ceux qui survolent et bombardent de critiques acerbes Arnaud et Jessica, ces jeunes parents en gilets jaunes dont le quotidien vespéral a fait le portrait.
Il est vrai qu’il s’agit en l’occurrence d’une grâce de plus pour les – rares – gilets jaunes qui se laisseraient tenter par le « plus beau » ou le « plus aimable » que serait le mode de vie « bobo ».
Et donc, le fait est là : la plupart de ceux qui critiquent Arnaud et Jessica semblent en particulier très éloignés du profil du « pauvre de cœur », cette personne capable de reconnaître qu’elle ne sait pas aimer et a besoin de l’autre – et du Tout Autre – pour y arriver. Pauvreté terrible, caractéristique du « bobo » bercé par Mammon, et si répandue dans nos métropoles ? Ne pas savoir aimer et ne pas avoir envie d’apprendre ?
A ce sujet, tout de même, une bonne nouvelle : l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a l’intention de développer dans tout son diocèse les prières de « guérison » et de « libération », sur le mode de ce qui existe, avec la communauté de l’Emmanuel, à Saint-Nicolas des Champs. Le coup d’envoi de ce nouveau chemin d’évangélisation pour son diocèse, selon ce qu’a annoncé jeudi soir le P. Thierry Avalle, vicaire à Saint-Nicolas des Champs, devrait être donné le 11 mai prochain à Notre-Dame de Paris.
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Écrit par : Denis / | 21/12/2018

MÉPRIS DE CLASSE

> Puisqu'on parle du mépris des bobos pour les électeurs du rassemblement national ce mépris est purement sociologique puisque les orientations de la direction de ce parti sont tout à fait libérales.
Les gens qui votent Rassemblement national vont se faire avoir comme en 1789 les rédacteurs des cahiers de doléances se sont fait avoir par la bourgeoisie.
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Écrit par : E Levavasseur / | 22/12/2018

LES CAHIERS

> https://www.europe1.fr/politique/les-maires-recueillent-les-cahiers-de-doleances-de-leurs-habitants-la-misere-est-plus-ancree-que-je-ne-limaginais-3825356.amp

Ces cahiers auront le mérite d'être un espace d'expression.
Oups ! Dans ma ville, je n'ai vu aucune information concernant ces cahiers, dommage.
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Écrit par : TonyZ / | 31/12/2018

SUREAU

> https://radionotredame.net/emissions/legrandtemoin/07-01-2019/
J'écoutais à l'instant l'intervention de François Sureau dont l'érudition, la profondeur de vues, la tempérance se conjuguent à la foi en Christ. Au micro de Louis Daufresne, l'ancien conseiller d'État semble pourtant mal inspiré : comment peut-on dire que la France est quasiment un pays communiste ? Ou que M. Macron n'a rien fait en dix-huit mois ? Ou de reléguer les ordonnances Pénicaud et la réforme de la SNCF au rang de détails ? M. Sureau ne voit-il pas que les territoires, les industries, les gens ont été laminés par trente ans de libéralisme ? Comment peut-on dire dans un pays où l'on brade Alstom aux Américains, Baccarat aux Chinois, où l'on a fait confiance à Mittal sachant pertinemment qu'il fermerait Florange, où les rémunérations des grands patrons atteignent des sommets, que ce pays est communiste ? M. Sureau prendrait-il l'Amérique pour horizon libéral indépassable ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 08/01/2019

TROMPERIE SUR LE SMIC

> Macron continue de tromper : "Hausse du 100 € du SMIC" ! Il n'en est rien : en réalité la prime à l'emploi sera versée beaucoup plus largement et le SMIC n'augmentera que de 16 € ; certes la somme fera bien les 100 € annoncé mais sera en grande partie modulable (annulable) ?) par la suite : il suffira de moduler différemment les conditions de versement de la prime à l'emploi...
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Écrit par : franz / | 08/01/2019

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