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28/09/2017

Le banquier évincé qui rêve d'un putsch contre le pape

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Soixante personnages ont signé un document pompeusement intitulé Correctio filialis, où ils exigent du pape qu'il... abjure ses hérésies. Où y aurait-il hérésie ? C'est ce que ce document (lourd dans la forme mais léger dans le fond) n'arrive pas à démontrer.  Comme à propos du livre de Wolton, je trouve intéressante la réaction d'un intellectuel "tradi", l'abbé de Tanoüarn. Extraits, suivis de mon commentaire à propos de l'un des signataires : 


 

Réflexions de l'abbé de Tanoüarn (extraits)

<<  Je crois qu’il y a un quiproquo sur cette affaire de la correction filiale intentée. On peut dire qu’il s’agit d’une sorte de procès [...]  Il y a un quiproquo parce que la forme semble très lourde par rapport au fond.   

Je m’en expliquerais en citant le lapsus [corrigé depuis] que l’on trouve sur le site de la Porte latine. La Porte latine est le site de la Fraternité Saint Pie X en France. Sur ce site, il n’est pas question de «correction filiale», mais de «correction finale» comme solution finale. C’est l’idée d’en finir peut-être pas de façon physique, mais intellectuelle. Lorsqu’on compare le pape à Luther dans la dernière partie du texte, on a vraiment l’impression qu’on veut en finir avec ce pape et qu’on ne s’est jamais remis de la renonciation de Benoît XVI, à laquelle il est fait mention comme pour indiquer que la légitimité du pape actuel serait douteuse. Tout cela me semble disproportionné et déplacé. Le pape est pape.

[...] Certains textes du pape peuvent faire peur à certains catholiques. C’est incontestable et ils peuvent avoir des raisons sérieuses d’avoir peur. [NDPP - Le problème est : que valent leurs raisons ?]  Entre ces raisons sérieuses d’avoir peur et la dénonciation d’un pape qui tiendrait un discours qui ne serait plus catholique mais luthérien, pour reprendre ce texte de la correction filiale, la marge est énorme.

J’ai beaucoup lu le pape François. J’apprécie la dimension personnaliste qu’il donne à sa prédication. Mais je n’ai jamais vu sous sa plume, ou entendu dans sa prédication, la moindre chose qui puisse ressembler à une hérésie. En réalité, on juge un silence. 

Il est déjà difficile de juger des mots. Les mots peuvent avoir plusieurs sens. Les mots peuvent ne pas tout dire. On peut préjuger de leur sens et juger du préjugé plutôt que des mots eux-mêmes. Quand le pape fait dire au cardinal Burke, qui le met en demeure de répondre à quatre dubia, qu’il ne répondra pas et qu’il gardera le silence, cela veut dire que la position du pape sur les dubia n’est ni la position qu’attend le cardinal Burke ni son contraire, mais le silence.

[...]   Mais quant à manœuvrer cette idée d’hérésie du pape en faisant un rapprochement explicite avec Martin Luther, cela me semble excessif. On peut contester les raisons pour lesquelles le pape garde le silence, mais on ne peut pas de ce silence tirer une hérésie. Cela ne me semble pas logique. >>

 

 

Mon commentaire 

J'ai lu in extenso les 17 pages de la Correctio filialis, qui sont affligeantes. J'ai aussi examiné la liste des signataires. Mgr Fellay - supérieur des lefebvristes - y figure en bonne place, son souci étant d'empêcher une scission de son propre mouvement où les extrémistes refusaient ses négociations avec Rome... A propos d'un certain nombre d'autres signataires que je connais, la charité m'empêche de parler et ils auraient dû rester discrets. Mais à propos du banquier ultralibéral Gotti-Tedeschi, star de cette liste de donneurs de leçon, je tiens à citer ce que j'écrivais dans La révolution du pape François (Artège 2015) :

<< Certains répondent au pape de se mêler de ses affaires : à lui le ciel et la morale des familles, mais qu'il laisse l'économie aux banquiers. Ainsi le financier Ettore Gotti-Tedeschi. Évincé de la présidence de la banque du Vatican par Benoît XVI en 2012, il réapparaît en 2015 avec une "lettre ouverte" qui est une sorte de bras d'honneur à l'encyclique de François : “Comment peut-on imaginer, écrit-il, d'aller chercher des solutions chez ceux qui prônent une pseudo-solution environnementale comme prioritaire ?" Et d'insinuer, comme la droite américaine, que les défenseurs de l'environnement sont des ennemis de la natalité humaine, et que leur but est d'imposer une “nouvelle religion”... C'est une attaque directe contre le pape, qui, lui, tend la main à tous les défenseurs de l'environnement face au système économique ravageur. Il est vrai que ce système est celui du banquier Gotti-Tedeschi : en 2011, il avait écrit un éditorial agressif contre le cardinal Turkson, qui venait (au nom du conseil pontifical Justice et paix) d'appeler à une réforme de la sphère financière mondiale... >>

 

 

 

Rumeur d'hérésie

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Commentaires

FIGARO

> Je ne sais pas s'il est signataire, mais Guénois (et le Figaro avec, à mon avis) tombe cette fois de façon évidente le masque;là: http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2017/09/28/31004-20170928ARTFIG00304-jean-marie-guenois-le-pape-trouble-une-partie-significative-des-catholiques.php
Pas besoin d'être abonné: juste lire la présentation. C'est amplement suffisant.
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Écrit par : ND / | 28/09/2017

GUILLEBAUD

> Rien à voir, mais voilà qui est incontestablement fort intéressant. https://fr.aleteia.org/2017/09/27/jean-claude-guillebaud-la-foi-est-un-cheminement-et-un-approfondissement-critique/
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Écrit par : ND / | 28/09/2017

BENOIT XVI

> Concernant Gotti-Tedeschi, son opposition au pape devrait également s'étendre au précédent : Benoît XVI a lui aussi dénoncé le "système économique ravageur" qui prédomine partout dans le monde - comme nous venons d'en avoir un exemple avec le dépeçage d'Alstom en deux temps, par GE d'abord puis par Siemens. Je lisais hier "Jésus de Nazareth" du pape émérite, dans lequel sa dénonciation du libéralisme économique comme s'opposant aux commandements évangéliques est dénuée de toute ambiguïté. François ne fait qu'exprimer plus fortement ce que tous les papes depuis Léon XIII n'ont cessé de dire et d'écrire : le magistère n'a pas varié d'un iota sur ce point.
Concernant Mgr Fellay, l'appui qu'il donne à la 'Correctio filialis' revient-il à tirer un trait sur les négociations qui devaient déboucher sur l'octroi à la Fraternité d'un statut de prélature personnelle ? On disait ces négociations très avancées : Fellay préférerait-il l'unité de sa propre famille (schismatique) à celle de l'Église ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 29/09/2017

LES PAPES ET LUTHER

> Sur la question de Luther, habilement incluse dans la partie "Élucidation" de la' Correctio filialis', donc hors de la correction proprement dite, je souhaite rappeler que le pape émérite s'est rendu le 23 septembre 2011 dans l'ancien couvent d'Erfurt pour une célébration œcuménique avec les luthériens. Dans son allocution, Benoît XVI a ainsi affirmé :
« Le monde n'est-il pas dévasté à cause de la corruption des grands, mais aussi à cause de celle des petits, qui ne pensent qu'à leurs propres intérêts ? (…) Non, le mal n'est pas une bagatelle. Et il ne pourrait être aussi puissant si nous mettions Dieu au centre de notre vie. La vraie question est : quelle est la position de Dieu à mon égard, comment je me situe, moi, devant Dieu. Cette question brûlante de Martin Luther doit devenir de nouveau, et certainement sous une forme nouvelle, également notre question. Je pense que c'est là le premier appel que nous devrions entendre dans la rencontre avec Martin Luther. »
Dans la 'Correctio filialis', on reproche au pape François d'avoir tenu des propos très proches, sinon identiques, à ceux tenus il y a six ans jour pour jour par le pontife émérite :
« Je crois que les intentions de Martin Luther n’étaient pas erronées : c’était un réformateur. Peut-être certaines méthodes n’étaient-elles pas justes, mais à l’époque (...), nous voyons que l’Eglise n’était pas forcément un modèle à imiter : il y avait de la corruption dans l’Eglise, il y avait de la mondanité, il y avait de l’attachement à l’argent et au pouvoir. Et pour cela, il a protesté. Ensuite, il était intelligent, et il a fait un pas en avant en expliquant pourquoi il faisait cela. Et aujourd’hui, luthériens et catholiques, avec tous les protestants, nous sommes d’accord sur la doctrine de la justification : sur ce point si important, lui ne s’était pas trompé. »
Si nos prélats énervés étaient logiques avec eux-mêmes, ils auraient dû adresser une remontrance du même acabit à Benoît XVI, ce qu'ils n'ont évidemment pas fait. Cela montre bien que c'est à la personne du pape François que l'on cherche à s'attaquer, bien davantage qu'à ses propos supposément hérétiques.
J'ose espérer que le Saint-Père ne prendra pas la peine de répondre à un tel torchon. Un risque plus grave, à court et moyen terme, serait celui d'un schisme interne à l'Église, entre le courant "pro-Burke" et celui "pro-François" ; cette perspective mortifère, qui semble couver depuis plusieurs années maintenant, est à éviter par tous les moyens.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 29/09/2017

QUI PAIE ?

> Dernier point : il est inacceptable que les "insoumis" aient constitué un site internet, remarquablement construit, à l'adresse http://www.correctiofilialis.org/fr/, par lequel ils entendent fédérer le plus de monde possible contre le Saint-Père.
Le site, traduit dans plusieurs langues, comporte un onglet permettant aux personnes intéressées de soutenir leur action, à l'image des pétitions lancées sur les réseaux sociaux. L'entreprise semble menée de main de maître et a pour but affiché de déstabiliser le Saint-Père en soulevant une vague de protestation contre lui, sur le modèle des cahiers de doléances de 1788.
La liste des signataires est d'ailleurs actualisée puisqu'on peut y lire, jour après jour, qui a rejoint le groupe des protestataires. M. Denis Crouan a ainsi signé la pétition hier, ce qui n'est guère étonnant. Ce qui l'est davantage, c'est l'institutionnalisation de l'attaque contre le pape François : la constitution d'un site internet spécifique, qui exige certains moyens financiers et techniques, laisse penser qu'il s'agit d'une opération planifiée en haut lieu. Mais par qui ?
De son côté, notre bergogliophobe national, Jean-Marie Guénois, se glisse avec plaisir dans cette vague de contestation. Sa note d'hier (http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2017/09/28/31004-20170928ARTFIG00304-jean-marie-guenois-le-pape-trouble-une-partie-significative-des-catholiques.php) est scandaleuse à plus d'un titre car elle verse dans la diffamation. Ainsi, Guénois énonce qu' "il n'y aurait plus «un» modèle catholique et absolu de société ou de morale", ce qui est en opposition totale avec la pensée du pape François. Sur le point qui pose le plus souvent problème, l'admission des divorcés à la communion eucharistique n'est en aucun cas automatique et ne peut se faire qu'après un parcours pénitentiel et une conversion du cœur ; il ne s'agit donc pas de donner un blanc-seing au divorce, bien au contraire ! De ceci, Guénois n'en a cure : il affirme, avec la grandiloquence dont il est coutumier, que l'Église subit une vague "fracassante, très sonore car elle se nourrit - fait inédit - de la contestation publique du pape François".
Par sa méconnaissance des propos et écrits du pape François, la philippique de Jean-Marie Guénois flirte avec le libelle : elle vise, tout en désinformant, à faire croire au lecteur du Figaro que le pape François est un gauchiste qui encourage l'immigration et promeut la libération des mœurs. Rien de plus faux, en effet. Après avoir écrit de telles choses, comment Guénois pourra-t-il regarder le pape dans les yeux lors de la prochaine session de questions-réponses à bord de l'avion papal ?...

PV


[ PP à PV - Il le fera d'autant plus aisément que le pape ignorera cet article, le journal des beaux quartiers parisiens n'étant pas son premier souci. En revanche l'article a été lu chez les patrons de KTO. ]

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Écrit par : Philippe de Visieux / | 29/09/2017

à Philippe de Visieux

> Combien de temps un média diocésain peut-il traiter à égalité un pape et une cabale
anti-pape ?
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Écrit par : Jean de la Sorgue / | 29/09/2017

SERVEUR AU KANSAS

> Une remarque : en 2017, créer un site internet ne demande ni un budget énorme, ni un temps fou, ni des compétences techniques très développées :il y a des solutions clé en main à bas coût, et le site n'est pas d'une originalité ou d'une complexité particulièrement développées. Je parie qu'ils n'ont pas dépensé, tout compris, plus de quelques centaines d'euros (ou équivalent) pour le total. Soit 10 à 20 euros de la poche de chacun des quarante premiers signataires, ou le total de la poche d'un généreux mécène.
J'ai fait une recherche en whois. Aucune information valable, à part le fournisseur de nom de domaine (l'entreprise canadienne Tucows). Le nom de domaine a été enregistré le 15 août dernier. Le serveur semble être localisé au Kansas, dans les environs de Wichita.

Edel


[ PP à Edel - D'accord sur la question financière. Mais la localisation du serveur pourrait ne pas être sans signification : la bergogliophobie est née aux Etats-Unis, dès les premières semaines du pontificat. D'autre part, le propos du site est - comme le souligne Philippe de Visieux - inadmissible : c'est un outil d'agit-prop interactive globale visant à déstabiliser le pape, intention et moyen que l'ecclésiologie catholique ne saurait admettre. ]

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Écrit par : Edel / | 29/09/2017

EWTN

> Information aimablement fournie par l'époux informaticien : la localisation du serveur est très probablement celle d'un data center, donc ça ne veut rien dire.
Dans l'ensemble, tout ça est pour moi une entreprise de petits bras, ou, pour le dire autrement, une affaire menée par "a bunch of lone priests and high school teachers" (un ramassis de prêtres isolés et d'enseignants en lycée), pour reprendre les termes de je ne sais plus quel expert italien.
Ce qui est plus amusant, ou inquiétant, ce sont les réseaux qui relaient la chose. Autant je m'attendais à y trouver Magister, Guénois, LifeSite News et MPI, autant je suis plus surprise d'y voir EWTN et le NCRegister. Je les savais conservateurs, mais pas antipapistes... Mais c'est peut-être une simple méconnaissance des réseaux américains de ma part.

Edel


[ PP à Edel - EWTN a dérapé dès l'arrivée du pape François : influence du climat idéologique US et des réseaux financiers de la Religious Right ultralibérale, qui font vivre cette télé de l'Alabama. Je parle de leur indigne émission contre le pape et 'Laudato Si' dans mon livre de 2015 'La révolution du pape François'. Comment un média catholique peut-il sacraliser Mammon ? Le drame de tous les médias est de dépendre de leurs bailleurs de fonds... ]

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Écrit par : Edel / | 30/09/2017

POURQUOI EN PARLER

> Encore une fois... Je n'aurais jamais entendu parler de cette micro-crise allergique d'un micro-micro-milieu si je ne lisais pas régulièrement ce blog... Est-il utile de donner tant d'audience à ces élucubrations (au-delà de la guerre numérique sur réseaux sociaux, à l'écart de la quelle je me tiens depuis toujours) ?
De même, Citizengo s'est mis en tête de déambuler début octobre dans un bus floqué entièrement contre le "Gender" et ses supposés ravages à l'école en France : c'est ignorer l'impact des délires ministériels (e.g. de feue Najat) sur la pratique réelle dans les classes.
Mieux vaut lire cela : http://www.editions-salvator.com/A-25672-francois-philosophe.aspx

Alex

[ PP à Alex - Nous ne sommes pas en mesure d'empêcher les médias, surtout catholiques, de parler de cette affaire. Et puisqu'ils en parlent, nous sommes obligés en conscience de faire contrepoids. Ce que nous ne ferions pas si nous nous taisions... Par ailleurs la présence parmi les signataires d'un financier comme Gotti-Tedeschi donne la mesure de ce qui se trame. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Alex / | 30/09/2017

À Alex :

> La "vague fracassante et très sonore" de contestation contre le Saint-Père (Guénois dixit) ne se limite hélas pas à cette Correctio filialis. Elle remonte en réalité aux premières semaines du pontificat, lorsque beaucoup de conservateurs "identitaires" n'ont pas digéré l'élection d'un jésuite, la Compagnie étant à leurs yeux coupable de beaucoup trop d'expériences progressistes, sinon modernistes, dans l'Église.
Il est intéressant de noter que l'un des fers de lance de cette contestation, le cardinal Burke, vient (de manière assez surprenante !) de réintégrer la Signature apostolique, dont il avait été limogé : http://fr.radiovaticana.va/news/2017/09/30/nominations_dans_les_organes_judiciaires_du_vatican/1339994. Curieuse décision, notre amateur de cappa magna n'est pourtant pas du genre à se laisser amadouer par un maroquin...
Vous me permettrez, Patrice, d'évoquer en marge de cette note la mémoire du père Jean-Louis Jacquot, recteur de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine, que je connaissais depuis plus de vingt ans et qui a rejoint le Père, samedi dernier, au terme d'un courageux combat contre le cancer. Au cours de son ministère, hélas trop tôt interrompu, le père Jacquot a réveillé la foi de milliers de jeunes, dont je fus ; profondément attaché à l'unité de l'Église dans la personne du pape de Rome, il n'a cessé d'encourager l'ouverture de celle-ci à son "poumon oriental", en particulier à travers la vénération de saint Nicolas. Prions pour lui.
http://vuparmam.blogspot.tw/2010/05/il-est-apparu-sur-le-parvis-de-son.html
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 03/10/2017

SITE

> http://www.ansa.it/sito/notizie/topnews/2017/09/25/vaticano-blocca-sito-accuse-eresie-papa_a52ea2ec-4619-47af-96f1-d0bb1f3d1ba6.html
L'État du Vatican a bloqué l'accès au site de la Correctio filialis. Saine décision : aucune personne vivant ou travaillant dans la cité papale ne pourra la signer, sauf à le faire de l'autre côté de la frontière, en Italie.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 03/10/2017

BUS

> Suite de l'affaire du bus Citizengo : les mairies de Paris et de Saint-Denis condamnent les "réactionnaires" et s'engagent toujours plus à lutter pour les LGBTI... Tout ça pour ça... Comme je viens de l'écrire à Stéphane Duté, chef de ce lobby :

"Cher M. Duté,
Rien d'étonnant… Un tel bus ne peut que servir de prétexte aux autorités fanatisées pour faire croire que le 'combat' LGBT est une priorité absolue, et que la patrie est en danger à cause de Citizengo… Bref, c'est donner le bâton pour se faire battre… à plates coutures. La stratégie de provocation frontale de ses adversaires n'est sans doute pas la meilleure idée, surtout quand on n'est pas en position de force. Bon courage à vous tous, bien cordialement".

Bref : les chrétiens s'éparpillent-ils en tous sens ? Entre crêpage de chignon en interne (correctio infidelis) et lobbying maladroit ad extra (Citizengo)... Et si on parlait de Jésus aux gens ? Évangélisation d'abord (pour parodier et contrer Maurras) !
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Écrit par : Alex / | 07/10/2017

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