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18/09/2017

CETA, Monsanto : la "relance de l'Europe"

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Et l'on se plaint du "désamour envers l'UE" ?


 

M. Juncker parle de "relancer l'Europe",  c'est-à-dire dire "relancer l'élargissement de l'UE" : ce par quoi justement l'UE avait décliné dans l'estime des citoyens et provoqué la "montée des populismes", dont le président de la Commission s'inquiète si fort par ailleurs... (D'autant que le nouvel élargissement concerne des Etats aussi suspects que le Kosovo).

Plutôt que d'aggraver ainsi les "populismes", M. Juncker ferait mieux de réfléchir sur sa cause, qui est la méfiance des peuples envers la Commission. Des millions d'Européens ont commencé à comprendre qu'unir les peuples et assurer la paix n'est que le prétexte, et que le véritable objectif de Bruxelles est d'imposer au continent l'engrenage d'un système ultralibéral absolu. D'où l'allégeance de la Commission aux multinationales, avec d'inéluctables effets pervers. 

Ainsi le traité de libre-échange CETA avec le Canada : certaines clauses de ce traité ne présentent-elles pas de nombreux risques collatéraux, notamment pour le climat ou la sécurité sanitaire ?  Pressé sur ce sujet par les écologues, M. Macron installe en juillet une commission scientifique d'évaluation du CETA "pour mesurer les conséquences de l'accord et faire modifier le texte si besoin était".  En septembre la commission rend ses conclusions :  oui, le CETA est dangereux car il ne prévoit "rien pour limiter le commerce des énergies fossiles et la hausse des émissions de CO2 du transport international maritime et aérien",  rien pour des "technologies plus propres", rien pour les énergies renouvelables, rien au sujet des antibiotiques dans les élevages, rien sur le transgénique, etc. Mais le 15 septembre, à huit jours de l'entrée en vigueur "provisoire" du CETA (clause qui force la main aux Etats), on annonce que la France appliquera le traité sans formuler d'objections. Le Medef applaudit : le CETA est "le traité le plus ambitieux au monde", souligne-t-il. M. Hulot avale la couleuvre. La décision de M. Macron est "une question de respect", déclare le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.

La Commission est en effet respectable. On en a une nouvelle preuve avec l'affaire du glyphosate qui a rebondi elle aussi le 15 septembre, quand le biochimiste autrichien Helmut Burtscher a révélé que le rapport européen officiel de réévaluation du Roundup de Monsanto (que Bruxelles veut ré-autoriser) a copié-collé plusieurs dizaines de pages de documents de 2013 émanant... de Monsanto et ses associés. Le rapport de l'UE a recopié "mot pour mot" des passages entiers du dossier d'homologation soumis par les industriels, constate le biochimiste. Ces passages concernent la cancérogénicité, la génotoxicité et la reprotoxicité du glyphosate...

En octobre 2015, l'Autorité européenne de sécurité EFSA, s'appuyant sur ce rapport, avait affirmé que le caractère cancérogène du glyphosate était "improbable". Il s'agissait de riposter au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui, en mars, avait déclaré le glyphosate "cancérogène probable". En mai, un toxicologue américain du CIRC avait accusé Bruxelles de s'en remettre aux argumentaires des industriels.

La Commission veut faire voter la ré-autorisation du glyphosate avant le 31 décembre 2017. Et l'on s'étonne que les populations n'aient pas confiance ? 

 

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Commentaires

HUMILIÉS ET OFFENSÉS

> Mépris, diktat et cynisme. Et tout ceci n'est qu'une mise en bouche.
Mais comment agir ?
Les manifestations et autres actions seront d'autant plus durement, ou efficacement selon le point de vue, réprimées que l'arsenal de lois sécuritaires votées en France comme dans nombre de pays européens entre 2002 et 2017 autorisent la plus grande facilité dans ce domaine.
Si M. Hulot mange son chapeau, il n'est pas le seul, ainsi le député européen José Bové ne cache ni sa colère, ni non plus, et c'est là le plus chagrinant, son désarroi impuissant d'élu:
http://jose-bove.eu/glyphosate-comment-monsanto-fait
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Écrit par : Aventin / | 17/09/2017

INDICES

> Les indices s’accumulent d’une collusion systématique de nos dirigeants et gouvernants avec les desiderata des multinationales, de glyphosate cancérogène en levothyrox frelaté ou dioxyde de titane en nanoparticules (détecté dans 100% des bonbons et gâteaux industriels mis sur le marché). Et pendant ce temps-là, le président de la République, depuis Marly-le-Roi, amuse royalement la galerie en accordant gracieusement à l’un de ses tout premiers amis, Stéphane Bern, le titre de « Monsieur Patrimoine ». Et de nous faire savoir qu'à l’instar de ce qui a été décidé pour la « première dame », le « premier ami » devrait remplir cette mission avec les moyens du bord.
D’un côté donc la politique de Mammon, tout ordonnée à l’accumulation des profits.
De l’autre la politique du Favori (du Courtisan, du Fou du roi voire du Mignon ? comme le clament déjà les réseaux sociaux). Une politique dont le sens véritable, chacun l’aura compris, est de ravauder à peu de frais, à travers une personnalité populaire, l’image et la communication quelque peu en panne du roi-président. Légèreté de l’entreprise, grossièreté du procédé… Comme on dit, plus c’est gros, plus ça passe !
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Écrit par : Denis / | 17/09/2017

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