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23/03/2017

Attentat de Londres : le mensonge de Trump jr

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Nouveau Trump tweet  inexcusable :


 

 

L'homme d'affaires Donald ("Don")Trump jr, 40 ans, ex-pilier de la campagne présidentielle de 2016, succède à papa comme boss de la Trump Organization. Il ne dispose pas d'un bureau à la Maison-Blanche comme sa soeur Ivanka ; mais sa place d'aîné de la tribu lui donne à lui aussi un  charisme.  D'où son tweet effarant - 22 mars à 17h58 - pour commenter l'attentat de Londres : "Terror attacks are part of living in big city, says London Mayor Sadiq Khan". Selon Trump jr, tout ce que le maire de Londres trouve à dire pour commenter la tuerie (trois morts, sept blessés graves) est que "les attaques terroristes font partie de la vie d'une grande ville". En clair : étant d'origine musulmane, Sadiq Khan est censé avoir dit aux Londoniens de se résigner à la terreur djihadiste !

Le problème est que Don Trump dit n'importe quoi. La phrase du maire de Londres datait de septembre 2016 (interview à The Independent). Elle ne concernait pas Londres mais les Etats-Unis, à propos des bombes de New York et du New Jersey (29 blessés légers). Et la déclaration complète de Sadiq Khan ne disait pas qu'il fallait se résigner : au contraire, soulignait-il, "les grandes villes devaient se préparer à ce genre de choses, ce qui veut dire être vigilants, avoir des forces de police proches des gens, des services de sécurité prêts à agir" ; il disait cela avant d'aller à New York rencontrer le maire Bill de Blasio pour "échanger nos idées et nos bonnes pratiques".

D'où l'indignation à Londres. Tweets en riposte : "Comment oser publier ça comme s'il l'avait dit aujourd'hui ?" - "Apprends à lire l'article, pas juste le titre" - "Va te faire foutre. Comme Londonien je peux te dire que c'est pas le moment de jouer aux cons" - "Khan a raison. Ces choses arrivent. Nous les combattons. Mais nous ne sur-réagissons pas et nous ne les laissons pas changer notre façon de vivre" - "Vous utilisez un attentat contre notre ville pour attaquer le maire de Londres à votre profit politique. Vous êtes une honte" - etc.

On ne le répètera jamais assez : l'objectif stratégique des djihadistes ici est de braquer les "natifs" contre leurs concitoyens musulmans. C'est aussi dans ce sens que va le tweet trumpien, de même - en France - que la polarisation réductionniste consistant à ramener tout débat politique à un seul sujet, le "problème des migrants"... (exemple : l'émission de Finkielkraut samedi dernier). Faire plaisir à l'ennemi n'est jamais un bon calcul. Mais peut-on faire comprendre ça à des gens comme les Trump ?

 

 

 

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10:59 Publié dans Trump | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : famille trump

Commentaires

DISCUSSION

> Vous me dites que cet antagonisme est voulu par les djihadistes. Cela fait de vous un adepte de l'idée que le djihad justifie les actes terroristes. Comme le djihad fait partie de l'Islam, vous braquez les Musulmans contre vous par cette parole islamophobe. Sauf, évidemment, si vous me donnez la séparation entre les terroristes djihadistes (ils crient très fort être des djihadistes) et les Musulmans qui crient aussi très fort ne vouloir que la paix. Moi, je suis bloqué par cette question. Je ne peux pas imaginer la difficulté que représente ce problème pour un Musulman car, quelque part, ce truc de djihad est dans l'Islam et le paradis est promis à ceux qui meurent en luttant pour Allah.
J'ai absolument besoin que les Musulmans tracent une ligne entre eux et ces djihadistes. Sans cela, je vois ces derniers vainqueurs sur toute la ligne et nous serons des dhimmis dans leur monde. L'Irak chrétien, c'est terminé. Les djihadistes ont gagné dans ce pays. C'est notre avenir.

DidierF


[ PP à DidierF
- Votre raisonnement aboutit à une conclusion prédéterminée : tout est foutu, c'est l'invasion, on va être des dhimmis. Donc mettons les immigrés à la porte ? Ce non-dit voudrait dire la guerre ethnique : et c'est en effet ce qu'espèrent les djihadistes.
- "L'Irak chrétien" n'existait pas. Il y avait des chrétiens en Irak (depuis toujours), mais ce n'est pas la même chose.
- Quant aux Français, la grande majorité d'entre eux ignorent tout de la foi en Jésus-Christ
(ne parlons donc pas de "France chrétienne") ; et leur malthusianisme collectif depuis plus
d'un demi-siècle est le véritable aimant qui attire les peuples "démographiquement jeunes".
Un continent aux berceaux vides devient un espace d'immigration. C'est ce que les populistes démagogues donc amis du LGBT (comme M. Wilders) n'aiment pas entendre, alors que c'est la clé de ce qui nous arrive... ]

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Écrit par : DidierF / | 23/03/2017

LIRE ?

> Ce type de dérive et le rappel à l'ordre ("Apprends à lire l'article, pas juste le titre") me rappelle une étude effectuée en 2013 et révélant comme quoi les articles ne sont pas lus en entier sur le web : « Prenez un site au succès grandissant, avec un trafic qui progresse et de plus en plus de followers sur Twitter. Dès qu’un article est publié, celui-ci est retweeté et partagé en masse sur Twitter dès les premières secondes. Or, celui-ci fait plus de 5000 caractères. Comment est-ce possible ? La raison en est très simple : les gens ne lisent pas les articles en entier sur le web. Un titre suffit souvent aux utilisateurs désireux de l’immense prestige qui va avec le partage avant-gardiste d’articles d’actualité ».
http://www.blogdumoderateur.com/les-gens-ne-lisent-pas-les-articles-en-entier-sur-le-web/
D’autre part, 6 français sur 10 ne liraient pas les articles qu’ils aiment ou partagent sur les réseaux sociaux. Ce qui freine nullement l'effet viral du buzz.
Autre exemple, enfin, une expérience faite par le 'Washington Post', particulièrement éloquente : un article avait été posté sur les réseaux sociaux ; il était entièrement écrit en latin. Sans contenu, donc. Et pourtant, ce billet a été partagé près de 46 000 fois.
https://zeboute-infocom.com/2016/09/06/tag-meta-article-ne-pas-lire-reseaux-sociaux/

Bien fraternellement et à bientôt,
Pep's
______

Écrit par : Pep's café / | 23/03/2017

PAS CLAIR

> Vous acceptez que les djihadistes veulent cet antagonisme. Le reste suit.

Favre


[ PP à Favre - Votre phrase n'est pas claire. Je n' "accepte" rien du tout : je constate une évidence. ]

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Écrit par : Favre / | 23/03/2017

CORAN

> Attendons et voyons comment les élites sunnites parviendront ou non à préciser l'interprétation du Coran et de la Tradition.
On ne peut nier que le vocabulaire du Coran est d'une grande dureté, comme on peut le constater en comptant les occurrences de mots comme amour ou châtiment et comparant avec le Nouveau Testament. C'est très intéressant comme exercice.
Heureusement, les musulmans le connaissent mal.
______

Écrit par : Pierre Huet / | 23/03/2017

O.N.U.

> Les chiens aboient, la caravane islamiste passe… Le président Trump ferait mieux de faire ce qu’il faut à l’ONU.
L’organisation internationale en charge de la paix mondiale a pris depuis août 2014 plusieurs résolutions contre le financement, le recrutement, les déplacements des terroristes de l’Etat islamique, ou, sur une proposition de la France après les attentats de novembre 2015 à Paris, pour autoriser « toutes mesures » contre Daesh, en privilégiant notamment « l’action militaire, la recherche de solutions politiques ou la lutte contre le financement du terrorisme » – des domaines, soit dit en passant, où le Hollandisme a montré son aveuglement idéologique (anti-russe) et son inefficacité diplomatique. Et donc, à l’évidence il faut aller plus loin.
La seule résolution qui grandirait les Nations-Unies dans leur rôle au service de la paix serait celle qui condamnerait l’islamisme politique, celui dont les lois civiles et pénales sont contraires à la Déclaration universelle des droits de l’homme. A condition bien sûr que cette résolution soit la plus claire possible et dénonce notamment la charia, discriminatoire vis-à-vis des femmes et des croyants d’autres religions, cruelle et déshumanisante dans ses sanctions (amputation, flagellation, lapidation) ou dans son acceptation de l’esclavage…
Bref y’a du boulot pour Trump et les siens (libéraux, conservateurs et socio-démocrates en tous genres). Mais il faudrait pour cela qu’ils se montrent capables de produire autre chose que des gazouillis (tweets).
______

Écrit par : Denis / | 23/03/2017

MALTHUS

> Malthusianisme, comment se fait-il qu'on n'en parle jamais ? Comment les media trient l'information. Chomsky et &en proposent une modélisation en 5 étapes, et une analyse statistique fouillée dans 'lafabrique duconsentement'.
Pour les non-lecteurs, voici une présentation par une TV... (Que dire... Tant la vidéo est excellente)
http://interactive.aljazeera.com/aje/2017/the-listening-post-media-theorised/phone/index.html

Théophile


[ PP à Théophile :
- Certains anti-malthusiens évitent d'en parler parce qu'ils sont libéraux en économie et ne veulent pas avouer que le malthusianisme (Malthus) est l'un des premiers produits historiques de la pensée économique... libérale ! Ils déplorent un effet dont ils chérissent la cause.
- Mais les anti-malthusiens anti-libéraux en parlent librement. ]

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Écrit par : Théophile / | 24/03/2017

RÉSURRECTION


Bonjour Monsieur de Plunkett
Je voulais mettre ce texte en commentaire de votre post sur le "libéralisme", mais vu qu'il n'y a pas de rubrique "commentaires", je le mets ici.

Bonne journée


Dans le jardin situé en Eden, afin de se prémunir du risque de manger de l’arbre de la connaissance, ils se sont dit : « on ne va pas le toucher, comme cela on est sûr de ne pas en manger par inadvertance ». Quand incités à le toucher, ils se sont aperçus qu’il ne se passait rien, et pour cause il n’était pas prévu qu’il se passe quoi que ce soit en le touchant, ils se sont dit, qu’après tout, en le mangeant ce devait être pareil, qu’il ne se passerait rien et que DIEU devait être un farceur. On notera au passage que le Tentateur n’a pas menti, il a exploité une faille sémantique [et depuis, l’exploitation de ces failles innombrable est permanente et sans limites], le premier couple s’est piégé lui-même. Ce faisant, les deux arbres étant au centre du jardin, et leurs branches se touchant vraisemblablement, en ne touchant pas l’un, on ne touchait pas l’autre, on se privait également de manger du fruit de l’autre arbre. Erreur fatale, on connaît la suite. Or, si on examine bien la scène, l’expression « les voici devenus comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal », on ne comprend plus très bien, s’ils sont devenus « comme l’un de nous », où est donc le problème avec l’arbre de la connaissance ? Mais la solution saute aux yeux, c’est simple, l’arbre de la connaissance est nécessaire pour pouvoir exercer son discernement entre le bien et le mal (sinon, pourquoi dire « je mets devant toi le bien et le mal, choisit le bien »), mais pour que ce discernement soit sain, il faut au préalable – au préalable – manger de l’arbre de la Vie. Ce faisant, Adam et Eve n’ont jamais mangé de l’arbre de la Vie. En d’autres termes, sans l’Esprit-Saint, l’être ne peut être qu’instable avec tous les dangers à la clef, mais l’Esprit-Saint, c’est un préalable, c’est avant, pas après quand le mal est fait. On connaît la suite. L’accès à l’arbre de la Vie a été interdit afin d’éviter que l’homme soit définitivement « figé » dans son état d’instabilité. Il restera instable pour un temps, la providence rattrapera l’affaire ensuite avec l’étape de la passion qui précèdera la résurrection de la chair. La sémantique a nourri le péché. Le Verbe détruira la sémantique.
Et, en matière de sémantique, l’Eglise n’est pas en reste avec l’emploi de son vocable « résurrection spirituelle ». Mais, la résurrection n’a jamais été spirituelle, il ne faut pas confondre avec la conversion. Dans le crédo il est question de la résurrection « de la chair », non ? La sémantique a encore frappé. Et elle frappe à tour de bras avec des mots tels par exemple, écologisme, libéralisme, populisme, et la liste est sans fin à en donner le tournis. Pendant ce temps là, on reste dans la confusion, au profit de certains astucieux.
Quand l’Ecriture indique qu’à un moment donné il sera donne « un langage pur » (paraphrasé de mémoire), cela signifie que notre langage actuel est piégé, depuis Eden…
Par exemple, la liberté d’entreprendre, dans un cadre régalien souple aux dimensions charnelles (par opposition à un « système » sans âme, qui est celui d’un « empire ») définissant des règles, n’a rien à voir avec le « libéralisme ». Le « libéralisme », c’est faire du marché un DIEU, prétendre qu’une « main invisible » équilibre l’économie, c’est prétendre – sur ce sujet comme d’autres - que les hommes ne sont responsables de rien, qu’ils peuvent faire n’importe quoi sans dommage, le « marché régulera ». Mais entre faire n’importe quoi et se priver de faire (comme dans Eden), il y a une marge. La sémantique dévoyée qu’est la nôtre, par l’usage de ses « mots slogans » pousse à la bêtise qui se pense savante, elle est navrante par ses conséquences. Encore un exemple avec le « jansénisme » qui a donné de DIEU une image bien peu engageante. Mais comment en sortir ? Tout simplement en bannissant tous ces mots absurdes, bannir le mot « résurrection spirituelle » par exemple serait déjà pour le chrétien un grand pas en avant. Il faut reformuler, non pas les mots en ismes car le même mot est employé pour des situations diverses, voire contradictoires, mais définir avec ses propres mots la scène précise que l’on a sous les yeux. Mais tout cela demande des efforts, et on n’est peut-être pas toujours bien disposés.

Jacques


[ PP à Jacques :
- Il n'y a pas de fil de commentaires sous la note "libéralisme" parce qu'elle renvoie à une publication du site Aleteia. C'est à ce site qu'il faut envoyer des commentaires éventuels.
- D'accord avec ce que vous développez ici : mais où l'Eglise parlerait-elle de résurrection "spirituelle" ? Tous les dimanches au Credo nous professons notre foi en la résurrection "de la chair", et cette traduction est une insistance puisque le texte latin dit avec moins de précision : "resurrectionem mortuorum" (Nicée-Constantinople : "ἀνάστασιν νεκρῶν"). La théologie catholique aujourd'hui comme hier est claire sur ce sujet. De toute façon la fin des temps ne sera pas la fin du monde, mais "des cieux nouveaux et une terre nouvelle" non imaginables par nous mais article de foi... Cf aussi Romains 8. ]

réponse au commentaire

Écrit par : jacques / | 25/03/2017

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