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03/09/2016

Le combat contre l'islam radical...

guerre-civile-france2.jpg

...ne se mènera pas en faisant son jeu :


 

 

La confusion se répand dans l'opinion française : y compris dans certains milieux catholiques, qui mettraient bien l'Evangile entre parenthèses le temps de "mettre de l'ordre dans ce pays". On ne "met" pas "d'ordre" en empruntant au mal les outils du mal ! Si nous laissons nos ténèbres nous parler, nous serons infidèles au Christ : nous Le prierons  - comme le Grand Inquisiteur de Dostoievski - de nous laisser les affaires du monde... que nous prétendons régler avec les outils du monde. Pire : nous nous dirons meilleurs chrétiens que le Christ en "rendant au monde" ce qui (selon nous) "est au monde", c'est-à-dire tout le concret, et en désincarnant ainsi le christianisme. Ce qui n'est pas loin de la démarche de l'Antéchrist, pour citer cette fois Soloviev...

Je dis cela à propos du drame qui couve dans l'Hexagone : drame voulu rationnellement par les uns (manipulateurs du dijihadisme) et irrationnellement par les autres, athées pieux croyant combattre le djihadisme en appelant "à la guerre"  contre tous les musulmans français pris en vrac. [*]

Des catholiques lancent l'alerte contre ce danger. J'en fais partie. C'est pourquoi je cite volontiers cette chronique donnée hier par Guillaume de Prémare à Radio Espérance, la station catholique qui émet de Saint-Etienne :

 

 

Islam radical : un "piège mortel"

 

<<  Bernard Cazeneuve ne mâche pas ses mots : "La France est en guerre contre un ennemi qui cherche à la diviser, à dresser les Français les uns contre les autres, à fractionner le corps de la nation, à anémier la République..." Il s'agit, dit-il, d'un "piège mortel". Le constat est juste et les mots ne sont pas excessifs. Ils décrivent bien l'engrenage de la guerre intérieure voulue par les soldats du djihad. Nous sommes en état d'urgence nationale : il s'agit de déjouer ce piège et de briser cet engrenage, qui est en train de placer une partie croissante des Français en état de sécession culturelle et affective avec la France. A cet égard, il est clair que la stratégie de l'Etat islamique se déroule sans anicroche depuis Charlie : un processus de fracture culturelle et de défiance communautaire est en marche.

Dans ce cadre, ils jouent un  jeu délétère, les musulmans qui continuent à exacerber la victimisation, la communautarisation et la provocation - notamment via l'envahissement de l'espace public par des codes vestimentaires que l'opinion publique ne supporte plus. Les responsables religieux musulmans nationaux - et surtout locaux - rendraient un grand service en expliquant clairement à leurs ouailles qu'en France, on ne s'habille pas comme ça ; et surtout pas en ce moment. Comme le dit Jean-Pierre Chevènement : "Les musulmans, comme tous les citoyens français, doivent pouvoir pratiquer leur culte en toute liberté. Mais il faut aussi qu'ils comprennent que, dans l'espace public où se définit l'intérêt général, tous les citoyens français doivent faire l'effort de recourir à la 'raison naturelle'."

De l'autre côté, ceux qui expliquent que les musulmans sont définitivement insolubles dans la communauté nationale contribuent à jeter les masses musulmanes dans les bras de l'islam radical, lequel se propage déjà par inertie dans les jeunes générations. Une "culture Daech" est en cours d'enracinement au coeur de ce que Malek Boutih nomme à juste titre la "génération radicale".

La situation est suffisamment grave pour envisager une sorte d'union sacrée face à ce "piège mortel". Je cite encore Bernard Cazeneuve : "Ce combat contre l'islamisme radical, nous ne devons, en aucun cas et en aucune façon, le mener contre les musulmans de France." Cette remarque de bon sens est capitale : dans une guerre de ce type, le belligérant habile et intelligent cherche à gagner à sa cause les populations civiles dont l'autre belligérant cherche à s'attacher d'abord la neutralité, par la peur et la pression socio-religieuse, puis la sympathie, par le rejet de la France, enfin la collaboration.

Pour briser cet engrenage, Cazeneuve lance un vaste chantier de refonte des institutions représentatives de l'islam. C'est un chantier complexe, tant l'islam de France est disparate, divisé entre tendances, mais aussi fragmenté selon les pays d'origine, dont les gouvernements n'ont de cesse de vouloir contrôler leur population d'origine. Si ce chantier est nécessaire, il laisse beaucoup d'interrogations sur le fond, notamment sur le rôle de l'Etat. Et ses résultats sont très incertains. Ce qu'il faut viser aussi, c'est d'exercer une réelle influence sur les communautés locales ; et mener une politique de renseignement de terrain puissante, qui permette d'éradiquer les agents subversifs. D'une certaine manière nous devons gagner les populations ville par ville, les attacher à la France et les protéger des influences néfastes : avant qu'il ne soit trop tard. >>

 

Guillaume de Prémare

chronique Radio Espérance du 2 septembre 2016

 

 

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[*]  Ces néo-croisés des beaux quartiers, que veulent-ils ? expulser de France des citoyens français ? Il faut réfléchir avant de parler.

 

 

Commentaires

MAISTRE

> Exact. Comme disait Maistre (ou Bonald ?) en 1800 : "il ne s'agit pas de faire une révolution contraire mais le contraire de la révolution". Ce qui s'applique parfaitement à la lutte contre l'islamisme en France maintenant.
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Écrit par : Guillemot / | 03/09/2016

PROBLÈMES DE FOND

> D'accord avec les prémisses de l’analyse, à savoir une situation ‘mentale’ explosive et un engrenage. Toutefois les catholiques de France et les musulmans de France ne sont pas des populations à gagner dans le sens ou elles sont pour leur très grande majorité’ très largement intégré dans un même substrat urbain et sociologique.
Il resterait à gagner ceux qui ne vivent pas ensemble mais alors pointent beaucoup de questions :
1. Comment pourraient ils se faire la guerre alors qu’ils n’habitent pas les mêmes quartiers ?
2. On parle d’islam de France et les responsables politiques ne cessent de courtiser les pétromonarchies du golfe. C’est incohérent.
3. On parle de francisation et les chaines de télévision françaises qui devraient promouvoir la francophonie veulent diffuser en arabe (lequel d’ailleurs), semant encore plus la confusion avec ceux qui veulent dans leur pays respectifs promouvoir l’idée de citoyenneté. Prolongeant l'idée qu’il existerait une communauté dont les valeurs ne seraient pas atteignables autrement qu’ à travers une langue sacrée a savoir l’arabe. Là encore le préjugé demeure que ceux d’ici et ceux de là-bas (i.e. les Nord-Africains.) ne comprennent pas le français. Demandons à Mme Alliot-Marie après ses déclarations au moment du printemps tunisien, la réalité de la francophonie ; les Tunisiens ont ils bien compris son message en Français ou y a t’il encore un doute ?
Le fait anthropologique qu’il faille distinguer les Nord-Africains des Arabes (les vrais au sens anthropologique et ethnique) du Moyen Orient n’est pas compris de nos élites, qui ont des regards amourachés (et intéressés) vers les pétromonarchies du Golfe et dès lors n’ont pas le courage d’une politique réelle et concrète vers les pays et peuples de la Méditerranée.
A mon avis sans politique de francisation et d’assimilation à faire/réaliser, l' épreuve actuelle n’aboutira qu’à la fin du ‘modèle’ français (le peu qui existe encore, surtout à l'école). Où est-elle cette politique de francisation autre que celle de la burkinisation des esprits ?
Un jeune Marocain musulman me demandait il y a deux semaines encore, où il pourrait enseigner à ses enfants (musulmans suivant la tradition islamique) la morale catholique...
Cordialement

Iader


[ PP à Iader - Bien d'accord avec vous ! Non seulement tout est à faire, mais il faudrait commencer par déblayer le monceau de débris d'idéologie "multikulti" (comme ont dit en Allemagne) qui empêche la classe politique de voir ces réalités... ]

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Écrit par : iader / | 03/09/2016

FASCINATION POUR LA VIOLENCE

> Il y aurait bien un mea culpa français à faire, mais ce n'est pas celui qui est fait. Je veux parler de la fascination des intellectuels français pour la violence et leur facilité à la justifier. Les méthodes terroristes de Daech ne sont pas nouvelles. Les mêmes étaient utilisées par le FLN algérien, les Khmers rouges ou les Afghans et les Tchétchènes contre les Russes (quelquefois même de pires mais moins efficacement diffusées), avec la bénédiction d'une grande partie des intellectuels français. Ceux-ci ont contribué à faire du terroriste l'image du héros moderne se battant contre l'oppression.
D'où, dans l'intelligentsia française, un certain flottement gêné quand il s'agit de condamner Daech, avec toujours la tentation de l'excuser. Il faudrait redonner de la force, quitte à contredire certains de nos grands penseurs, à l'idée selon laquelle "La fin ne justifie pas les moyens".
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Écrit par : Guadet / | 03/09/2016

Devant ce beau concert de saintes invocations il est difficile de ne pas apporter une fausse note déjà introduite par l'extrait que vous citez: ".... avant qu'il ne soit trop tard."
Gilbert Cesbron n'aurait-il pas dit "il est plus tard que tu ne penses"?
Institutionnaliser l'Islam en France revient à soumettre l'Islam à une loi humaine alors que seule la loi divine incarnée par le Coran est valable.
Si l'on veut un parallèle entre christianisme et Islam il faut admettre que le Coran est à l'islam ce que le Christ est au christianisme, Parole, Verbe née de Dieu, engendrée non pas créée. Le Coran siège à la droite de Dieu.
Le deuxième problème est celui d'une unification théologique qui n'existe nulle part dans l'Islam. Or comment institutionnaliser par uniformisation des orientations théologiques disparates voire antinomiques? Qu'est-ce que le wahhabisme peut avoir avec le soufisme?
Le troisième problème est celui d'une religion qui est à la fois croyance, politique et culture dont la nature expansionniste par vocation universaliste lui est intrinsèque de façon collective et individuelle.
Le quatrième problème est celui du fondamentalisme de son interprétation. Il semble que le monde musulman soit très loin de sa crise moderniste, qui seule pourrait assurer la paix future.
Le cinquième problème est l'instrumentalisation politique des dirigeants des différents pays musulmans qui pour assurer leur pouvoir ont accepté une ré-islamisation de leurs sociétés au prix d'un calme relatif. L'exemple le plus frappant étant celui de l'Algérie dont les convulsions qui ne manqueront pas de survenir à la mort de Bouteflika auront les répercussions d'un séisme en France.
Le sixième problème, et je m'arrêterai là, d'autres sont tout aussi problématiques, est celui de l’ambiguïté des dirigeants politiques français vis à vis des pays tels que le Qatar ou l'Arabie Saoudite ce qui laisse supposer le réel manque de volonté dans cette entreprise de la part de ceux qui s'en servent comme sujet de communication....
L'islamisation rampante de la France n'est pas une vue de certains esprits étroits, mais une réalité que vivent, sans soutien et dans la crainte un grand nombre de professeurs des écoles chargés de laisser leurs locaux aux cours d'arabisation que l’éducation Nationale propose, en plus et pour tous (!) comme option dès les premières classes de primaire.
Regardez l'Egypte copte conquise dès 641 avec la bénédiction initiales des chrétiens autochtones trop heureux de se voir débarrassés des byzantins, soumise aux premières pressions sept ans plus tard, arabisée intellectuellement dès 706 pour aboutir à 50% d'égyptiens musulmans dès la fin du VII ème siècle, donc moins de 50 ans plus tard !!!!!
Connaissez l'interprétation du drapeau portugais et vous comprendrez comme les choses se déroulent dans l'Histoire, donc dans la vraie vie!

Albert E.


[ PP à Albert E. - Mais ici et maintenant, que proposez-vous ? concrètement ? envers des gens qui sont aussi français à l'état-civil que vous et moi ? Il ne s'agit pas de débattre au cercle d'étude des Amis de Don Juan d'Autriche (Lépante), mais de savoir quoi faire dans la France de 2016. ]

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Écrit par : Albert E. / | 03/09/2016

ISLAM ET RADICALISME

> Quelqu'un pourrait me tracer la ligne de séparation entre Islam radical et Islam svp ?
Ça me manque sérieusement. Quels sont les arguments théologiques qui permettent de dire que l'Islam radical n'est pas l'Islam ? Parce que plus je me demande où est cette ligne et plus je trouve une continuité parfaite entre ces "deux" Islam.
Par exemple, chaque musulman est invité par tous les moyens à se rapprocher de son dieu par le coran. Dés qu'un type a une idée dans ce sens, il la partage. Les autres sont, au moins moralement, obligés de suivre. Car le porteur de l'idée a un argument valable pour dire qu'il est plus musulman que ses collègues. Ces derniers lui doivent obéissance. Pour contrer cela, les autres doivent faire la même chose et même aller plus loin. L'idée de spiritualité, dans le sens de vie intérieure, meurt dans cette course à la perfection. Justifier la violence contre ceux qui ne veulent pas se soumettre en devient très simple. Nous
Aller toujours plus loin et avec une limite donnée par le dieu de service mène facilement au radicalisme. Ce phénomène n'est pas typiquement musulman mais aujourd'hui, c'est l'Islam qui est concerné au plus haut point.
Bref, quelle est la limite entre l'Islam et l'Islam radical ? Je souhaite des arguments théologiques qui permettent de dire que la seconde version (la radicale) n'est pas l'Islam.
Je pourrais alors corriger mon opinion.
Ce n'est qu'un exemple d'idée de continuité entre l'Islam et sa version radicale.

DidierF


[ PP à DidierF - Discuter de ça avec des musulmans ordinaires révèle chaque fois leur embarras profond. Ils souhaitent condamner le djihadisme, mais ne trouvent pas les arguments... D'où la proposition de certains universitaires français issus de l'immigration : réviser le contenu de la religion coranique, c'est-à-dire la modifier. A leurs risques et périls ! Il faut donc leur reconnaître le courage physique, en plus du courage intellectuel. ]

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Écrit par : DidierF / | 03/09/2016

CONSCIENCE

> Je note tristement que nous avons fait la même expérience à ce sujet et plusieurs fois.
Après, je salue avec plaisir cette volonté de certains universitaires français issus de l'immigration. Elle est partagée par des universitaires non francophones selon les échos du net que j'ai pu recueillir. Il y a, à mon avis, un bouillonnement intérieur de l'Islam dont il va ressortir grandement transformé. Entretemps, il faudra survivre.
Ces gens vont rencontrer une deuxième difficulté. L'Islam n'est pas une unité. Chaque musulman devant le coran et d'autres textes sacrés s'il les accepte tels se retrouve à l'interpréter par lui-même. Il ne va donc en prendre qu'une partie et la comprendre comme il le pourra. Je ne fais pas mieux face aux textes sacrés chrétiens. Ce qui me protège est le magistère de l'Eglise. J'ai une référence pour corriger le tir quand je "déconne". En Islam, elle n'existe pas. Je souhaite vraiment bonne chance à ces gens car je ne vois pas comment ils réussiront cette entreprise.
Une troisième difficulté est l'énormité du sentiment de culpabilité en Islam. L'enfer est souvent promis aux musulmans qui s'écartent de la ligne et naturellement à tous les "associateurs" dont nous sommes deux représentants. Je ne vois pas comment ils pourront faire surmonter à leurs "ouailles" cette peur de l'enfer.
Un grand espoir est que les musulmans ordinaires sentent très clairement que le djihadisme guerrier n'est pas bon. Si ces gens peuvent réintroduire la conscience personnelle dans leur religion, il y a de l'espoir. Cette conscience les travaille.
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Écrit par : DidierF / | 04/09/2016

ET SI

> Ce que je propose ?
Et s’il n’y avait pas de solution ? Et si nous nous trouvions devant une aporie ?
Et si les forces qui traversent les différents courants civilisationnels transcendaient les meilleures bonnes volontés ?
Prenons l’exemple des langues. Déjà Tocqueville remarquait (note en bas de page de la première partie 1835 dans « De la démocratie en Amérique ») combien le français s’effaçait facilement devant les idiomes locaux au contraire de l’anglais qui s’imposait chaque fois rejoignant certains linguistes qui aujourd’hui voit l’anglais comme une langue « tueuse » .
L’intrinsèque de l’islam est d’être conquérant, quoiqu’en pensent ou veuillent les plus pacifiques.
C’est terrible mais le constat doit être énoncé pour en prendre la mesure.
L’islam n’est pas une idéologie mais une religion, le croyant se soumet à sa Loi. Les rares intellectuels non-religieux dans le monde arabo-musulmans ont été au minimum ostracisés. Pour mémoire je vous rappelle, entre autre, Abû Bakr ibn Zakariyâ al-Râzi (864-925) qui considérait les textes religieux à l’égal de légendes et les prophètes des imposteurs, d’où les religions comme sources de conflits ! …. Toute son œuvre fut détruite.
Là où l’Islam recula là se trouvent des raisons internes à lui-même, lutte d’influence, changement de dynastie, difficultés économiques etc … La conquête de Jérusalem en 1099 n’est due qu’au morcellement des entités politiques locales et à leurs rivalités. Que surgît alors un fédérateur et le royaume latin ne pouvait que disparaître…..
La seule façon d’accéder à la paix est d’ordre théologique : une révolution moderniste dans la théologie musulmane. Est-ce compatible avec l’islam ? Je le souhaite
Alors hic et nunc ?
Je rappelle que le CEDH mentionne que la tolérance de la démocratie ne doit en aucun cas être le prétexte pour son affaiblissement.
Autrement dit :
- la loi doit être appliquée en discernant ce qui est de l’ordre de la laïcité et ce qui sous ce couvert est une islamisation rampante.
- Rompre avec les états salafistes !....
- Former localement des imams avec prêche obligatoire en français et condamnation sévère pour tout appel même ambigu (pour ne pas dire voilé …) à la discrimination, la violence, la haine etc…
- Interdiction de toute forme d’imposition de rites alimentaires, en laissant un choix alternatif pour des plats casher, halal, végétarien ….
Ce que je propose : une volonté politique ferme et de fait, sans laquelle la guerre civile ou la soumission ne pourront qu’advenir.
Une pensée aussi pour les populations asiatiques besogneuses et silencieuses, elles aussi cibles de violences ….. religieuses ou ethniques …..
Laisser-faire ou tolérance démocratique ? Démission ou acceptation de facto ?....
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Écrit par : Albert E. / | 04/09/2016

AUTRE CHOSE

> La loi de 1905 nous semble de devoir s'imposer d'elle même, or à l'époque elle s'est heurtée à une vaste opposition, mais de personnes qui appartenaient à des religions pacifiques (bien que l'opposition ne le fut pas toujours) , et le pape ayant fini par accepter la loi (en 1924), la base a du suivre. Mais de 1906 à 1924 cela fait tout de même 18 ans (et ... une guerre mondiale qui permit le resserrement des oppositions dans les tranchées).
La religion musulmane n'est pas aussi pacifique, et n'a pas de représentant à son sommet. aussi quand-même les imams seraient sincères et volontaire, ils auront un vaste chantier pour faire passer la définition d'un islam de France à tous les musulmans.
A cela s'ajoute que l'islam respecte les autres croyant en Dieu (enfin, à condition qu'ils payent un tribut) mais pas l'incroyant.
Au risque de faire bondir certains, je pense que la meilleure lutte contre l'islam radical est de proposer, autre chose comme valeur nationale qu'une laïcisation qui impose comme religion celle du grand vide spirituel. A nous donc de dénoncer cela et de mettre en valeur la force et les fruits de la religion chrétienne basée sur une vraie liberté.
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Écrit par : franz / | 04/09/2016

DISCUSSION

> Je suis plus un habitué des sites "populaires", YouTube et autres, français et anglais tant bien que mal (puisqu'il faut aller évangéliser à la périphérie ce qui me semble effectivement la meilleure chose à faire). Et fort heureusement il existe quelques vidéos donnant un bon support de discussion.
Factuellement:
1) Je croise beaucoup d'athées, dont certains très cultivés et avec un discours bien rodé, en embuscade et sautant sur le malheureux croyant qui passe.
2) En fait de croyants, beaucoup de musulmans, quelques protestants et évangélistes, quasiment pas de catholiques.
3) Le niveau général d'inculture et d'imprégnation de la pensée unique moderniste est incroyable (pour faire simple la science et la philosophie ont tué Dieu).
4) Celui de l'intolérance et de l'invective n'est pas moindre (ne pas y céder demande parfois des efforts).
Remarque : le fossé entre les catholiques français à la bonne éducation et le reste de la population va grandissant.
Suggestion aux commentateurs : moins de théorie, et venez de temps en temps...
Au niveau individuel, la réponse à la radicalisation est celle des évangiles. Trop de catholiques se reposent sur le pape ou les évêques pour tout faire, ce qui pourrait s'assimiler à une démission. Alors que chacun doit témoigner et apporter sa goutte d'eau dans l'océan.
Au niveau de la nation, et sans doute mon opinion diverge ici de la votre, cette dernière est en droit de défendre sa culture et sa manière de vivre.
Pardon de ce ton, mais quand je vois la qualité des nombreux intervenants réguliers sur les quelques sites cathos bien connus, je me dis que c'est dommage que tant de talent soit réservé à des déjà convaincus.
La paix du Christ.
P.S : la laïcité agressive est une forme de radicalisation. On peut même légitimement se demander si elle n'est pas une des sources premières de tension.

Catho 1728


[ PP à C. - Mais non, nous sommes bien d'accord : la nation française a parfaitement le droit (le devoir) de défendre ce qu'elle est ! Le tout est de discerner la bonne manière de le défendre... ]

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Écrit par : Catho1728 / | 04/09/2016

Musulman ordinaire et d'apparence

> J'ai trouvé le même désarroi chez les musulmans sociologiques de France (après mon séjour hors de métropole pendant plus de 15 ans) : très généralement les musulmans de France ignorent tout du Coran, de l'islam des savants, le malaise que vous décrivez vient de leur ignorance et de l’irruption des savants/connaissants de l’islam (et de la langue arabe au demeurant..).
Que peut dire le ‘musulman arabe’ de France de l’islam médiatisé et théorisé lorsqu’au demeurant il est très généralement d’origine berbère (parlant et pas toujours un arabe dialectal qui est le darija…) Dorénavant le musulman sociologique est interpellé et sommé d’expliquer ce que les savants eux même de l’islam ne peuvent ou ne savent pas résoudre.
Dans le village de ses ancêtres, il y avait bien souvent pas de mosquée… Pour ceux de là bas, les salafistes sont arrivés dans les années 70 d’Égypte, avec la langue sacrée que les autochtones ne maitrisaient pas. Ici, ils sont arrivés un peu plus tard, mais c’est le même scenario : l’islam de la langue sacrée. Et puis c’est terrible à dire une ignorance totale de l’histoire et de l’anthropologie (chez tous), et la parfaite méconnaissance du christianisme et du catholicisme par beaucoup.
A l’image du Père Blanc qui avait aimé les populations d’Afrique du Nord, jusqu'à faire sortir des oubliettes de l’histoire leurs langues et cultures, est venu se substituer l’image du Blanc catholique.
Comment en sortir si d’autant plus en France on est musulman d'apparence.... Est on aussi chrétien d'apparence ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/26/01016-20120326ARTFIG00667-musulman-d-apparence-la-famille-d-une-victime-indignee.php
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« On ne naît pas chrétien, on le devient » Tertullien

Écrit par : iader / | 04/09/2016

LES POISSONS ET L'EAU

> Encore une fois : un excellent article d'Henri Hude, daté de ce jour (nb : je préfère mettre le lien direct vers son blog, plutôt que vers d'autres sites qui le relaient, mais où figurent d'autre proses moins recommandables...).
http://www.henrihude.fr
Extrait :
"Pour les deux plus grandes forces spirituelles de notre pays, l’Église catholique et la laïcité républicaine, il y a là un enjeu de dialogue fondamental, afin de répondre aux potentielles demandes des musulmans. C’est à leur capacité à mener ce chantier que l’on verra si l’Église de France est toujours évangélique et si la République laïque est toujours vivante. Peut-être la France est-elle le seul pays au monde où un tel dialogue pourrait aboutir.
C’est sur ce front que se gagnera la lutte contre l’islamisme. Car, selon l’expression de Mao, le révolutionnaire est parmi les populations qui lui sont favorables comme un poisson dans l’eau. Et ce dialogue religieux vise aussi à s’assurer qu’en France, les djihadistes resteront indéfiniment des poissons hors de l’eau."

"Peut-être la France est-elle le seul pays au monde où un tel dialogue pourrait aboutir.": pour ma part, j'en suis persuadé. Mystérieusement, tout ce qui se passe en France a des répercussions dans le monde entier. Comme a pu le dire Jean-Paul II (de mémoire) : "Si Marx avait été français, aujourd'hui tout le monde serait marxiste".
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Écrit par : Feld / | 04/09/2016

@ Feld,

> Malheureusement, la France - celle d'aujourd'hui - dont les représentants considèrent qu'Al Nostra fait du bon boulot, qui confond allègrement arabophones, arabes & Arabes, états arabes et populations arabisées, n'ait la moindre place dans le tourbillon actuel et ce qui pourrait au mieux être un renouveau philosophique portés par les musulmans sociologiques de France en France.
Peut-être par la même occasion, enseigner la citoyenneté et l’égalité et le vivre ensemble sans faux semblant serait un objectif un peu plus réaliste que ‘réformer l’islam’.
Visiblement cette idée plus modeste, il est vrai , pourrait paraître saugrenue à nos élites.
Cordialement
Iader.
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Écrit par : iader / | 08/09/2016

@ Patrice de Plunkett

> Là est la vraie difficulté : quelle est selon vous la bonne manière de se défendre?
Le monde est rempli de gens qui critiquent et conseillent ce qu'il ne faut pas faire, mais quid de ce que la nation doit faire?
Qu'il faille éviter autant que faire se peut la guerre civile tout homme sensé en conviendra. Mais que faut-il faire pour défendre notre nation (vous convenez que c'est un devoir)?

Catho1728


[ PP à C.
- Bien entendu, c'est un devoir.
Le premier objectif est de ne pas faire le jeu des attaquants, qui veulent susciter la guerre civile...
Ensuite, défendre la société est le métier de l'Etat. Comment l'amener à le faire moins mal ? Le débat est ouvert. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 | 10/09/2016

NOS COMPLICITÉS

> La grande et angoissante inconnue dans ce sujet réside d'abord dans la pensée profonde de notre milieu dirigeant.
Quelle est son adversaire principal ?
Notre politique étrangère jette une lumière inquiétante sur le sujet: depuis la guerre du Kosovo, nous n'avons cessé de mettre des populations chrétiennes dans la détresse. Irak, Syrie: nous nous appliquons à détruire des régimes qui protègent les chrétiens.
Nous courtisons par contre les Etats les plus islamistes, en particulier les monarchies pétrolières et bancaires de la péninsule arabique.
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Écrit par : Pierre Huet / | 11/09/2016

@ Pierre Huet

> Vous apportez vous-même la réponse à votre questionnement... l'argent mène le monde.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 11/09/2016

QUOI

> "enseigner la citoyenneté et l’égalité et le vivre ensemble sans faux semblant"....
Cela veut dire quoi?
Cela fait plus de vingt ans que mon ministère me demande d'enseigner ce genre de choses et on voit le résultat. Le vivre ensemble....belle phrase mais qui n'est qu'un incantation dans un système prônant la compétition permanente (les parts de marché, l'audimat, le nombre de like...), la jouissance individuelle compulsive sans faire gaffe au prochain, la négation de tout ancrage dans une identité pour mieux être balloté au grès des slogan vides des marques, la pleurnicherie sentimentale récupérée en "merchandising" humanitaire au lieu de compassion et d'amour,
alors franchement, cher Iader, vous feriez comment face à ces gamins qui sont sous perfusion virtuelle 18h sur 24, gavés d'image, d'incantations et de messages vidents et manipulateurs, pour leur enseigner les bases les plus élémentaires de l'essence humaine?
Vous savez de quoi me parlent mes 5e en cette rentrée? De Koh Lanta et de Games of Thrones....
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Écrit par : VF / | 11/09/2016

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