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25/01/2015

Le pape François parle de la famille

vatican_logo.jpg"Nous ne luttons pas pour défendre le passé,

mais nous travaillons, avec patience et confiance,

pour construire l'avenir" :


 

 

Message pour la 49e Journée mondiale des communications sociales :

 

Le thème de la famille se trouve au Centre d'une réflexion ecclésiale approfondie et d’un processus synodal qui comporte deux synodes, un extraordinaire – qui vient d’être célébré – et un synode ordinaire, convoqué pour octobre prochain. Dans ce contexte, il m’a semblé opportun que la famille soit le point de référence du thème de la prochaine Journée mondiale des communications sociales. La famille est du reste le premier lieu où l'on apprend à communiquer. Retourner à ce moment originel peut nous aider autant à rendre la communication plus authentique et plus humaine qu’à considérer la famille d'un nouveau point de vue.

Nous pouvons nous laisser inspirer par l'icône évangélique de la visitation de Marie à Elisabeth (Lc 1, 39-56). « Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : “Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni” » (v. 41-42).

Tout d'abord, cet épisode nous montre la communication comme un dialogue qui se noue avec le langage du corps. En effet, la première réponse à la salutation de Marie, c’est l'enfant qui la donne en tressaillant de joie dans le sein d'Élisabeth. Exulter pour la joie de la rencontre est en quelque sorte l'archétype et le symbole de toute autre communication que nous apprenons bien avant de venir au monde. Le sein qui nous accueille est la première “école” de communication, faite d’écoute et de contact corporel, où nous commençons à nous familiariser avec le monde extérieur dans un environnement protégé et au rythme rassurant des battements du cœur de la maman. Cette rencontre entre deux êtres aussi intimes et encore aussi étrangers l’un à l’autre, une rencontre pleine de promesses, est notre première expérience de communication. Et c'est une expérience qui nous unit tous, parce que chacun de nous est né d'une mère.

Même après la naissance, nous restons dans un certain sens dans le “sein” que représente la famille. Un sein constitué de personnes différentes, en relation : la famille est le « lieu où l’on apprend à vivre ensemble dans la différence » (Exhort. Apost. Evangelii gaudium, § 66). Différences de genres et de générations, qui communiquent avant tout afin de s’accueillir mutuellement, car il existe un lien entre elles. Et, plus large est l’éventail de ces relations, plus sont différents les âges, plus riche est notre cadre de vie. C’est le lien qui est au fondement de la parole, qui à son tour, le renforce. Nous n’inventons pas les mots : nous pouvons les utiliser parce que nous les avons reçus. C'est dans la famille que l’on apprend à parler dans la “langue maternelle”, c'est-à-dire la langue de nos ancêtres (cf. 2 M 7, 25.27). En famille on se rend compte que d'autres nous ont précédés, qu’ils nous ont mis dans la condition d'exister et de pouvoir à notre tour engendrer la vie et faire quelque chose de bon et de beau. Nous pouvons donner parce que nous avons reçu, et ce cercle vertueux est au cœur de la capacité de la famille à se communiquer et à communiquer ; et, plus généralement, c’est le paradigme de toute communication.

L'expérience du lien qui nous “précède” fait aussi de la famille le contexte où se transmet cette forme fondamentale de la communication qu’est la prière. Quand la maman et le papa font dormir leurs nouveau-nés, très souvent ils les confient à Dieu, pour qu’il veille sur eux ; et quand ils sont un peu plus grands, ils récitent ensemble avec eux des prières simples, se souvenant aussi avec affection d'autres personnes, des grands-parents, d’autres membres de la famille, des malades et de ceux qui souffrent, de toutes les personnes qui ont le plus besoin de l'aide de Dieu. Ainsi, en famille, la plupart d'entre nous ont appris la dimension religieuse de la communication, qui, dans le christianisme, est toute pleine d'amour, de l'amour de Dieu qui se donne à nous et que nous offrons aux autres.

C’est dans la famille que se développe principalement la capacité de s’embrasser, de se soutenir, de s’accompagner, de déchiffrer les regards et les silences, de rire et de pleurer ensemble, entre des personnes qui ne se sont pas choisies et qui pourtant sont si importantes l’une pour l'autre ; cela nous fait comprendre ce qu'est vraiment la communication comme découverte et construction de proximité. Réduire les distances, se rencontrer et s’accueillir mutuellement est un motif de gratitude et de joie : de la salutation de Marie et du tressaillement du bébé jaillit la bénédiction d'Élisabeth, suivie par le beau cantique du Magnificat, dans lequel Marie fait l'éloge du dessein d'amour de Dieu sur elle et sur son peuple. D’un “oui” prononcé avec foi découlent des conséquences qui vont bien au-delà de nous-mêmes et se répandent dans le monde. “Visiter” signifie ouvrir les portes et non pas se retirer dans ses appartements ; sortir, aller vers l'autre... Ainsi la famille est vivante si elle respire en s’ouvrant au-delà d’elle-même, et les familles qui le font, peuvent communiquer leur message de vie et de communion, peuvent donner réconfort et espérance aux familles plus blessées et faire croître l'Église elle-même, qui est la famille des familles.

La famille est plus que tout autre le lieu où, vivant ensemble au quotidien, l’on fait l'expérience de ses propres limites et de celles des autres, des petits et des grands problèmes de la coexistence, de l'entente mutuelle. La famille parfaite n’existe pas, mais nous ne devons pas avoir peur de l'imperfection, de la fragilité, voire des conflits ; il faut apprendre à les affronter de manière constructive. Ainsi la famille où l’on s’aime malgré les propres limites et les péchés, devient une école de pardon. Le pardon est une communication dynamique, une communication qui s’use et se rompt et qui, à travers le repentir exprimé et accueilli, peut se renouer et faire grandir. Un enfant qui en famille, apprend à écouter les autres, à parler de façon respectueuse, en exprimant son point de vue sans nier celui d’autrui, sera dans la société un constructeur de dialogue et de réconciliation.

A propos des limites et de la communication, les familles avec des enfants souffrant d’un ou de plusieurs handicaps ont beaucoup à nous apprendre. Le déficit moteur, sensoriel ou intellectuel, comporte toujours la tentation de se renfermer ; mais il peut devenir, grâce à l'amour des parents, des frères et sœurs et d’autres personnes amies, une incitation à s’ouvrir, à partager, à communiquer de manière inclusive ; et il peut aider l’école, la paroisse, les associations à être plus accueillantes envers tous, sans exclure personne.

Ensuite, dans un monde où si souvent on maudit, on parle mal, on sème la zizanie, où le bavardage pollue notre environnement humain, la famille peut être une école de la communication comme bénédiction. Et ceci, même là où semble prévaloir de manière inévitable la haine et la violence, lorsque les familles sont séparées par des murs de pierre ou par des murs non moins impénétrables de préjugés et de ressentiments, quand il y aurait de bonnes raisons de dire “ça suffit maintenant” ; en fait, bénir au lieu de maudire, visiter au lieu de rejeter, accueillir au lieu de combattre est le seul moyen de briser la spirale du mal, pour témoigner que le bien est toujours possible et pour éduquer les enfants à la fraternité.

Aujourd'hui les médias plus modernes, qui surtout pour les plus jeunes sont désormais indispensables, peuvent tout aussi bien entraver qu’aider cette communication en famille et entre familles. Ils peuvent l’entraver s’ils deviennent un moyen de se soustraire à l’écoute, de s'isoler de la présence physique, avec la saturation de chaque instant de silence et d'attente, oubliant d’apprendre que « le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister » (Benoît XVI, Message pour les communications sociales 46es JMCS, 24.01.2012). Ils peuvent la favoriser s’ils aident à dire et à partager, à rester en contact avec ceux qui sont éloignés, à remercier et à demander pardon, à rendre toujours à nouveau possible la rencontre. Redécouvrant chaque jour ce centre vital qu’est la rencontre, ce « début vivant », nous saurons orienter notre relation à l’aide des technologies, plutôt que de nous laisser guider par elles. Dans ce domaine également, les parents sont les premiers éducateurs. Mais ils ne doivent pas être laissés seuls ; la communauté chrétienne est appelée à être à leurs côtés pour qu’ils sachent enseigner aux enfants à vivre dans un monde de communication, conformément aux critères de la dignité de la personne humaine et du bien commun.

Le défi qui se présente à nous aujourd’hui est donc de réapprendre à dire, pas simplement à produire et à consommer l'information. C’est dans cette direction que nous poussent les puissants et précieux moyens de la communication contemporaine. L'information est importante, mais elle n’est pas suffisante, parce que trop souvent elle simplifie, oppose les différences et les diverses visions incitant à prendre parti pour l'une ou l'autre, au lieu d'encourager une vision d’ensemble.

Ainsi, la famille, en fin de compte n'est pas un objet sur lequel on communique des opinions, ou un terrain où l’on se livre à des batailles idéologiques, mais un milieu où l’on apprend à communiquer dans la proximité, et elle est un sujet qui communique, une “communauté communicante”. Une communauté qui sait accompagner, célébrer et faire fructifier. En ce sens, il est possible de rétablir un regard capable de reconnaître que la famille continue d'être une grande ressource, et pas seulement un problème ou une institution en crise. Les médias ont tendance à présenter parfois la famille comme s'il s'agissait d'un modèle abstrait à accepter ou à rejeter, à défendre ou à attaquer, et non une réalité concrète à vivre ; ou comme s’il s’agissait d’une idéologie de l’un contre l’autre, plutôt que le lieu où tous nous apprenons ce que signifie communiquer dans l’amour reçu et donné. Dire signifie bien comprendre que nos vies sont tissées dans une seule trame unitaire, que les voix sont multiples et que chacune est irremplaçable.

La famille la plus belle, protagoniste et non pas problématique, est celle qui sait communiquer, en partant du témoignage, de la beauté et de la richesse de la relation entre homme et femme, et entre parents et enfants. Nous ne luttons pas pour défendre le passé, mais nous travaillons avec patience et confiance, dans tous les milieux que nous habitons au quotidien, pour construire l'avenir.
 

Du Vatican, le 23 janvier 2015 

Vigile de la fête de saint François de Sales

 

Pape François

 

 

 

Commentaires

LE PAPE

> Ce message prolonge les propos du pape dans l'avion de Manille, n'en déplaise à ceux qui ont voulu se croire traités de "lapins" (et qui en font même des titres encore maintenant) sans essayer de comprendre ce que le pape dit au nom de l'Eglise.
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Écrit par : emmeline / | 25/01/2015

à Emmeline

> Bien vrai. Pourquoi toujours geindre et se poser en victimes ? Un peu sado-maso nos cathos, non ?
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Écrit par : Semmelweiss / | 25/01/2015

AUSCHWITZ

> "Il y a 70 ans, l’Armée rouge libérait le camp le plus emblématique de la barbarie nazie, découvrant l’horreur absolue. Depuis, la tragédie de la Shoah interroge la toute-puissance de Dieu. 'La Vie' vous propose deux témoignages d'anciens déportés."

"interroge la toute-puissance de Dieu"...
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Écrit par : Philippe / | 26/01/2015

BON SENS

> Il a lu et pompé le site du pélé pour la France ?
;-)
ou ces choses seraient-elles en réalité ... du bon sens ?
tout simplement
et donc accessibles à tous, donc bases d'entente et gages de paix ?
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Écrit par : E Levavasseur / | 26/01/2015

DIEU ET AUSCHWITZ

> Auschwitz ne remet pas en question la toute puissance de Dieu mais l'auto-divinisation de l'Homme.
La question c'est : "Comment après 1945 peut-on encore croire en l'homme sans Dieu " ?
Quand on voit ce à quoi cela mène en Allemagne nazie, dans les pays communistes, dans les pays (libéraux) ayant adoptés des lois eugénistes ?
C'est d'ailleurs la première page du livre "Bilan de l'Histoire" publié en 46.
Pas de Dieu Père de tous les hommes=pas de fraternité des hommes=désintégration de la notion de "fraternité humaine"=réification d'autrui (=Auschwitz/goulag/esclavage/expérimentations/GPA/télé-réalité/ "faire" des enfants,etc,etc).

« Quand on rencontrait le père Jacques de Jésus, particulièrement dans un camp de concentration, on n'avait plus honte d’être un homme... C’était un homme qui vous réconciliait, dans la guerre, avec l’espèce humaine ».

« N'en doutez pas, le Christ est là, au milieu de nous, comme Il était sur sa Croix, et vous pouvez le contempler ».
Père Jacques de Jésus

On préfère douter de Dieu plutôt que de se remettre en question.
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Écrit par : E Levavasseur / | 26/01/2015

PROBLÈME

> "... La famille est du reste le premier lieu où l'on apprend à communiquer..."
certes mais il y a les familles ou la communication est "dictatoriale", d'autres où elle est "cause toujours", avec bien entendu tous les stades intermédiaires ; le tout indépendamment de status sociaux ou 'philosophique' de ces familles.
L'apprentissage n'est évidemment pas le même pour chacun.
Si la famille se met à l'écoute de l'évangile, elle peut devenir cette école, mais pour cela il faut qu'elle s'y investisse [beaucoup et à temps quasi complet].
Aussi oui la famille est la cellule de base de la société, mais souvent la société se préoccuppe plus de conséquences que des causes.
Il peut être curieux que hors quelques communautés , la société n'ait pas "d'école de la famille". Dans nos cursus scolaires, il n'est finalement jamais ne serait-ce que proposé de réflexion sur comment fonctionne un groupe, quelles sont ses conditions de réussites ? Or à quoi cela sert-il d'apprendre n métier si on n'apprend pas comment bien vivre ensemble ? On construit les étages de maison sans assurer de la façon dont est construite le rez-de-chaussée !
Et l'on s'étonne ensuite que la société rencontre tant de problèmes ? !
Pourtant renforcer (voir seulement tenter de) ce qui est mal construit coûte beaucoup plus cher que prendre le temps de veiller au bon démarrage !
Mais peut-être se rendrait-on compte alors que les valeurs chrétiennes en seraient la meilleure structure, est-ce cela qui empêche de se pencher sur le problème ?
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Écrit par : franz / | 26/01/2015

HANS JONAS

> Concernant "la toute puissance de Dieu", c'est évidemment une référence au beau livre de Hans Jonas, "Le concept de Dieu après Auschwitz". Remettre en cause cet attribut traditionnel de Dieu est le seul moyen que Hans Jonas a trouvé pour ne pas devenir tout bonnement athée.
En effet, toute forme de théodicée paraît obscène par rapport à l'existence du mal. Très beaux passages de Lustiger dans 'le Choix de Dieu' sur ce sujet.
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Écrit par : Maud / | 27/01/2015

à Maud

> Je ne comprends pas en quoi Dieu serait nié par la capacité maléfique de l'homme.
Si Dieu empêche l'homme de faire le mal, l'homme n'est plus libre.
Dieu n'est plus le créateur d'un homme libre, avec les conséquences dramatiques de cette liberté, mais un Deus Ex Machina.
On n'est alors plus dans le judéo-christianisme mais dans la religiosité bourgeoise (Dieu Gendarme).
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Écrit par : emmeline / | 27/01/2015

A Emmeline

> Vous ne pouvez pas comprendre que le mal abyssal puisse faire douter de l'existence de Dieu ou de sa toute-puissance ? Vraiment ? Mgr Lustiger dans le 'Choix de Dieu' le comprenait au contraire très bien, et expliquait que face à celui qui a perdu la foi en raison du mal, on ne pouvait que prier et se taire - et non lui servir une resucée des "Essais de théodicée" de Leibniz.
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Écrit par : Maud / | 28/01/2015

NOUVELLE ÉVANGÉLISATION : STUPEUR SANS TREMBLEMENT

> Quelle n'a pas été ma surprise en découvrant, dans le numéro daté du jeudi 29 janvier 2015 de 'La Croix', une photo de catholiques Français entourant le pasteur baptiste (du Sud) Rick Warren sous le titre : "Des évangélisateurs français en quête d'idées aux États-Unis".
Ainsi donc, après
- les déplorables idées économiques,
- la déconstruction de la culture et sa marchandisation,
- l'abandon de l'intégration au profit du communautarisme,
- la "technologisation" à outrance au détriment de l'humain...
nous sentons-nous obligés, une fois de plus, de nous tourner vers un pays qui enchaîne les échecs dans à peu près tout les domaines qu'il explore, pour "trouver des idées" pour la nouvelle évangélisation.
Le problème ne vient pas, cette fois, uniquement du côté étatsunien. Après tout quel mal pourrait-il y avoir à aller consulter le pasteur de l'une des 10 plus importantes megachurches, symbole certain d'une globalisation réussie, avec ses 9 (neuf) campus en Californie, 4 (quatre) à l'international (dont Berlin), son campus internet et (c'est d'ailleurs pour cela qu'on connaît surtout Warren au États-Unis) des prises de position dignes d'un membre du PRG.
Warren aime les catholiques (je ne vais pas le lui reprocher mais pour un baptiste du Sud c'est déjà quelque peu surprenant), il aime les musulmans et l'islam ("qui partage bien plus de point commun avec le christianisme que de différences..." - joker en ce qui me concerne sur cette question) à tel point qu'il avait ou aurait (pour ma part je me tiens au "avait") conclu une espèce d'accord à la Yalta avec un imam sur le mode : tu ne viens pas distribuer de corans de mon côté de la rue et je ne viendrai pas distribuer de Bibles devant la porte de ta mosquée...
je vous passe les réactions que la révélation de cet accord a provoquées car il s'agissait d'un accord ne portant pas sur l'évangélisation du Yémen mais de la Californie !
Warren s'embarqua alors dans une mise-au-point niant cet accord ainsi que tout ce qu'il avait pu dire sur les points de conjonction entre islam et christianisme... dénégations sur lesquelles il est revenu depuis tellement de fois que moi-même j'en ai perdu le compte.
Rick Warren est le grand ami d'Oprah Winfrey, la Sophie Davant américaine, qui adore les cocottes Seb et ne sait plus très bien s'il faut ou s'il y a encore Quelqu'un ou quelque chose au dessus d'elle.
Elle répète à qui veut bien l'écouter (et ils sont nombreux) qu'elle est chrétienne mais après tout Sarkozy s'est bien signé à Paray... cela ne l'empêche pas de fréquenter "Jean de Dieu" (cela ne s'invente pas) le "fameux" chose/truc/machin ? brésilien qui opère des tumeurs cancéreuses mains nues pendant que ses patients jouent à la belote.
Elle est la "créatrice" d'une nouvelle école de "pensée" dans la droite ligne du New Age. Là, encore, pas de réactions de Mr. Warren, ou plutôt si, une : il participe au "Lifeclass" de Mme. Winfrey. Ces raouts "éducativo-spiritualo-gazeux" sont décrits par Oprah elle-même : "Oprah's Lifeclass is a richly interactive experience where millions of students from around the world participate in inspiring conversations with Oprah Winfrey..."
C'est un peu comme si Évelyne Thomas se mettait en tête de donner des cours de théologie.
Pour le moment Warren n'a pas encore été jusqu'à partager la "scène" avec Joel Osteen le mielleux roi de "l'évangile de la prospérité" (abomination devant Dieu s'il en fût jamais une), mais ils se succèdent ici dans tel programme et là ce sont leurs épouses qui se retrouvent sur un même projet.
Warren est aussi le créateur d'un régime minceur (TRÈS populaire chez les évangéliques) "The Daniel Plan", qu'il a lui-même suivi avec des résultats... bon, googlez Warren et regardez les images, vous me comprendrez.
Mais, me direz-vous, Saddelback et Warren ne sont-ils pas derrière "Celebrate Recovery", un programme mondialisé (quelque 20.000 groupes dans le monde) de lutte contre la dépendance à l'alcool ? Centré sur le Christ et la Bible ? Proposant réconfort et encouragement aux alcooliques en souffrance ?
Si, vous avez raison, mais il existe depuis 1935 un autre mouvement qui regroupe près de 5 millions de personnes sur les mêmes bases : les Alcooliques Anonymes. Alors pourquoi choisir une pâle imitation lorsque l'on peut profiter de 80 années d'expérience et de succès !?
http://www.donotbesurprised.com/2012/03/are-we-witnessing-kings-way-cover-up.html
http://www.solasisters.com/2012/10/rick-warren-and-joel-osteen-join-hands_6.html
http://www.danielplan.com/

Comme je l'écrivais plus haut : "Le problème ne vient pas, cette fois, uniquement du côté étatsunien."
Je dirai même que ce qui précède est quelque peu anecdotique lorsque l'on découvre dans l'article de 'La Croix' ceci :
"Les évangéliques comme les catholiques américains mettent les moyens pour étudier au plus près le profil de ceux qui entourent leur paroisse, mais aussi les besoins de leurs paroissiens. Nous devrions nous aussi faire une étude pour savoir si la manière dont nous leur parlons le dimanche les rejoint ou non. (Claire Letellier, économe de paroisses d'Asnières et Bois-Colombes).
Mme Letellier, soyez rassurée ! Cela coûte, en fait, fort peu à Warren, de savoir qui sont ses paroissiens et ce qu'ils attendent de leur église. En fait, le seul sujet sur lequel Saddleback doit - à l'occasion - s'interroger, c'est la couleur de la moquette à poser dans le hall d'entrée de "l'église". Car, miracle du melting pot américain, il n'y a rien de "melter" à la Saddleback. Comme l'immense majorité des églises américaines toutes confessions confondues, elle n'est pas "arc-en-ciel" mais monochrome !
Vous voulez savoir qui fréquente Saddleback : eh bien regardez qui habite Lake Forrest, où
"According to 2012 statistics, the estimated median value of a house or condo in Lake Forest is $457,600 compared to $349,400 for the state of California." (Wikipedia)
(Selon les statistiques de 2012 la valeur moyenne d'une maison ou condominium était d'un peu plus de 403.000 euros contre un peu plus de 308.000 euros pour l'ensemble de la Californie).
Sachant que la répartition raciale est
" 76.02% White,
1.83% African American,
0.50% Native American,
9.70% Asian,
0.20% Pacific Islander,
7.51% from other races,
and 4.24% from two or more races.
Hispanic or Latino of any race were 18.59% of the population." (Wikipedia),
INEXISTANTE donc !
Pour la Californie les chiffres sont
" According to the U.S. Census Bureau (2010 Census of the population)
61.6% White
14.9% Asian
7.2% Black or African American
1.9% Native American and Alaska Native
0.8% Native Hawaiian or Pacific Islander
37.6% are Hispanic or Latino "

Dans ces conditions est-il vraiment utile d'aller dépenser des dizaines de milliers d'euros pour un voyage d'étude qui n'apportera en fin de compte que de mauvaises réponses à de bonnes questions ? Si vous tenez tellement à rencontrer des évangéliques, pourquoi n'iriez-vous pas simplement en Algérie pour voir à quelle vitesse les églises locales grandissent ?
On aime ou on n'aime pas ? telle n'est pas la question, semble-t-il puisque vous ne rêvez plus que d'efficacité...

Viens Seigneur Jésus ! Ton serviteur t'attend.
______

Écrit par : Jean-Christophe / | 30/01/2015

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